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La Médiatrice européenne rappelle la Commission à ses devoirs

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Le 6 novembre 2018, BLOOM annonçait avoir saisi la Médiatrice européenne, Emily O’Reilly, lors d’une conférence de presse au Parlement européen. Nous lui demandions de statuer sur la mauvaise administration du dossier « pêche électrique » par la Commission européenne. Cette dernière disposait en effet d’un an pour répondre à notre plainte déposée le 2 octobre 2017 au sujet de l’illégalité de la majorité des chalutiers néerlandais. Depuis un an, nous martelons que 70 des 84 dérogations accordées aux navires néerlandais pour pratiquer la pêche électrique sont illégales.

> Pour rappel, le cadre de loi européen autorise chaque État Membre à équiper jusqu’à 5% de sa flotte de chalutiers à perche pour pratiquer la pêche électrique dans la partie sud de la Mer du Nord, ce qui, selon les données officielles, ne devrait correspondre qu’à 14 dérogations pour les Pays-Bas.

Les services de la Médiatrice nous ont informés le vendredi 23 novembre qu’ils se saisissaient du dossier et ouvraient une enquête. La Médiatrice européenne a ainsi pris contact avec la Commission, lui demandant de nous informer de l’état de notre plainte. Nous remercions la Médiatrice de son action rapide et attendons donc aujourd’hui de la Commission un traitement actif de notre plainte. En refusant de l’instruire depuis maintenant plus d’un an, la Commission dissimule activement des informations pourtant capitales aux yeux des citoyens et décideurs politiques européens. En ne remplissant pas son rôle de Gardienne des Traités, elle se rend donc complice des malversations des Pays-Bas et empêche le bon déroulement des négociations actuelles quant au futur de la pêche électrique.

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