Partager

Synthèse des pêcheries françaises

Partager :

À l’occasion du séminaire sur la pêche INN organisé le 10 mars 2009 à Paris par le WWF et le Pew Environment Group, Claire Nouvian (Association BLOOM) avait discuté avec Daniel Pauly de l’intérêt de lancer une étude comparative des pêches côtières et hauturières en France comparable à l’exercice initialement réalisé pour les pêcheries mondiales par Thompson (1980), repris et actualisé par Pauly (1997, 2006), et adapté aux statistiques nationales de la Norvège et du Canada par Sumaila et al. (2001).

Peu après, le Grenelle de la Mer (avril à juillet 2009) a impulsé une large consultation des instances professionnelles et scientifiques de la pêche française. L’engagement 129c a résulté du Grenelle de la Mer, prévoyant « la mise en place d’un bilan complet et contradictoire des pêcheries côtières et hauturières (avantages et inconvénients écologiques, économiques et sociaux comme le maintien d’un tissu de population active) ». Étant donné le stade d’avancement du projet d’étude entre Daniel Pauly, Claire Nouvian, l’IFREMER et l’IRD, il est apparu opportun de confier à BLOOM la mise en œuvre de cette étude ; la direction de l’étude a été confiée à Daniel Pauly (projet Sea Around Us) au Fisheries Centre de l’Université de Colombie Britannique (UBC), et sa réalisation à Erwan Le Guilloux.

OBJECTIFS

L’objectif de ce rapport est de proposer une description synthétique de la pêche française en présentant ses caractéristiques principales (e.g., bateaux, prises, effectifs, métiers) sous forme de tableaux et graphiques facilement compréhensibles, et permettant l’identification et la description de ses différents segments. Spécifiquement, l’étude vise à :

  • Faire un bilan de la petite pêche côtière et des pêches au large selon des critères : écologiques, biologiques et économiques ;
  • Établir une image globale de la pêche française et ainsi pouvoir ouvrir la voie à la réflexion : « Quelle pêche durable ? Quelle pêche d’avenir ? » ;
  • Présenter la pêche française en intégrant la pêche récréative par des valeurs réalistes ;
  • Faire un bilan des connaissances sur les pêches françaises afin d’identifier les données manquantes ainsi que les failles dans le système de collecte / acquisition / traitement des données, en particulier la faible représentativité des données concernant la pêche côtière dans les statistiques nationales. Ceci pose en effet un problème essentiel au moment où le Livre Vert de la PCP ouvre le débat sur l’accès aux ressources etl’allocation individuelle de quotas ;
  • Poser la question des définitions acceptées de la pêche en France, en particulier enregard des critères internationaux ;
  • Permettre de créer un outil / une méthodologie clé en main qui puisse s’appliquer àdifférents pays et pêcheries afin qu’ils aient une grille d’évaluation de leurs pêches côtières / hauturières. Ce travail s’inscrit dans le prolongement de l’étude qui avait été lancée par la Commission Européenne et réalisée par l’IFREMER (première étude européenne sur la pêche côtière) ;
  • Permettre une analyse de la viabilité des différentes pêcheries et aider les gestionnaires nationaux et européens dans leur processus de décision. Les gestionnaires devront en effet s’appuyer de plus en plus sur des statistiques fiables, transparentes et lisibles.

Lire le contenu de l’étude ici.

Partager :