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Pêche et Accord de Paris, un lien étroit

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Une nouvelle étude confirme l’impact du réchauffement climatique sur les populations de poissons, et donc sur la pêche : pour chaque degré supplémentaire, les chercheurs prévoient une diminution des captures globales de trois millions de tonnes. Il est donc crucial de respecter l’objectif principal de l’Accord de Paris, à savoir limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

Principaux impacts du réchauffement climatique

Dans les régions tropicales, une grande proportion d’espèces tropicales risque potentiellement de s’éteindre localement par manque d’adaptation physiologique ou de migration vers les eaux tempérées.

Aux pôles, le réchauffement des eaux et le recul rapide de la glace vont permettre la création de nouveaux habitats pour les espèces marines des eaux subpolaires et tempérées, alors que les espèces polaires, dont la tolérance face aux changements est plus faible, risquent également de disparaitre.

Au final, ces changements dans l’assemblage d’espèces risquent d’avoir des impacts indirects par le biais de l’altération de la structure même des écosystèmes et des interactions au sein de la chaîne alimentaire. Ainsi, les captures potentielles de poissons, céphalopodes, crustacés etc. pourraient décroitre de 3 millions de tonnes par degré Celsius de réchauffement, selon les chercheurs.

À cause de leurs conséquences sociales et économiques, ces changement constituent des défis de taille pour la population mondiale (voir la page 7 « la sécurité alimentaire en jeu » de notre petit-guide-Océan-Climat).

Objectif 1,5°c respecté = bénéfice global

« Les états dans ces régions sensibles (tropicales) sont fortement dépendantes de la pêche pour leur propre alimentation ainsi que pour leur revenus. Cependant, tous les états seront impactés car la chaîne de distribution des produits de la mer est totalement mondialisée » nous explique William Cheung, l’un des auteurs de la publication. Il devient donc vital de limiter le réchauffement à 1,5°C, l’objectif de l’Accord de Paris, car « tout le monde peut en bénéficier  » .

Les auteurs espèrent que ces résultats constitueront une motivation supplémentaire pour pousser les États et le secteur privé à élaborer des plans plus ambitieux et contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

Sources :

http://phys.org/news/2016-12-global-climate-net-additional-million.html

Publication d’origine (pdf)

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