La campagne de BLOOM

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Retrouvez ici la chronologie de notre campagne européenne contre la pêche électrique jusqu’à la victoire, ensemble !

2016

4 octobre 2016 : BLOOM demande au Comité national des pêches de co-porter une demande de moratoire

Dans une lettre, BLOOM demande au Comité national des Pêches maritimes (CNPM) de soutenir avec nous une position forte contre la pêche électrique au niveau européen, en raison de nos craintes quant à l’impact environnemental de cette technique. Nous n’avons jamais reçu de réponse du Comité.

2017

24 février 2017 : Ségolène Royal demande un moratoire sur la pêche électrique à la Commission européenne

Dans sa lettre adressée au Commissaire européen à la pêche, Karmenu Vella, Ségolène Royal plaide pour une interdiction de cette technique destructrice au niveau européen.

21 juin 2017 : BLOOM pourfend la pêche électrique au Parlement

Grâce au lobbying ultra-efficace des Pays-Bas, une conférence était organisée au Parlement européen mercredi 21 juin 2017 sur la question de la pêche électrique. BLOOM y était et avait préparé une petite allocution, que vous pouvez retrouver ici.

2 octobre 2017 : BLOOM porte plainte contre les Pays-Bas

La campagne de BLOOM démarre publiquement le 2 octobre 2017 lorsque nous portons plainte auprès de la Commission européenne contre les Pays-Bas pour dérogations illégales et illégitimes.

-> Voir l’impact médiatique à propos de notre plainte contre les Pays-Bas.

9 octobre 2017 : Stéphane Travert et Ségolène Royale retweetent une publication de BLOOM contre la pêche électrique

Stéphane Travert affirme porter l’interdiction de la pêche électrique en Europe. C’est la première fois que le Ministre intervient sur le sujet de la pêche électrique.

19 octobre 2017 : Question prioritaire à la Commission

Pascal Durand (EELV) dépose une question prioritaire à la Commission pour obtenir un éclaircissement rapide quant aux problèmes de licences illégales que notre plainte a mis à jour. La Commission dispose de trois semaines pour répondre mais n’a pas respecté le délai officiel (9 novembre). Elle répond finalement fin novembre 2017 pour dire qu’elle étudie la plainte de BLOOM.

La réponse de la Commission à Pascal Durand est publiée le 27 novembre (voir ci-dessous).

2 novembre 2017 : pétition contre la pêche électrique

BLOOM lance une pétition contre la pêche électrique, qui devait être signée avant le 21 novembre 2017, date à laquelle les députés européens de la Commission de la pêche du Parlement européen devaient s’exprimer sur le sujet. 90 000 signatures sont collectées !

Notre campagne

8 novembre 2017 : lettre des pêcheurs artisans européens aux eurodéputés  

La plateforme de pêcheurs artisans « LIFE » (Low Impact Fishers of Europe) adresse un courrier aux eurodéputés leur demandant de ne pas assouplir le cadre légal actuel de pratique de la pêche électrique.

8 novembre 2017 : le député constructif Paul Christophe pose au Question au gouvernement

Dans cette QAG, Paule Christophe s’adresse au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Stéphane Travert au sujet de la pêche électrique afin de savoir quelle position la France défendra face aux lobbys néerlandais et comment le gouvernement compte protéger les marins-pêcheurs.

14 novembre 2017 : réunion des rapporteurs fictifs au Parlement

Réunis à Strasbourg pour une session plénière, les eurodéputés de la Commission de la Pêche du Parlement se sont réunis pour discuter du Règlement « Mesures techniques » qui fixera la volonté de la Commission sur la pêche électrique avant que le Règlement soit voté en plénière.

14 novembre 2017 : l’ancien ministre des pêches britannique appelle le Royaume-Uni à faire interdire la pêche électrique avant le Brexit

Lors d’un débat parlementaire à Westminster, l’ancien ministre des pêches britannique Richard Benyon termine son discours par : Pour terminer, je voudrais vous demander, s’il vous plaît, pour les derniers mois qu’il nous reste à passer dans l’UE, de nous assurer que la pêche électrique soit interdite. […]« .

Tribune - Le Monde15 novembre 2017 : tribune de personnalités scientifiques et politiques dans Le Monde

Une tribune dans « Le Monde » signée de Ségolène Royal, Richard Benyon, d’illustres scientifiques européens et d’eurodéputés appelle l’Union européenne à bannir de manière définitive ce mode d’exploitation des ressources marines.

Selon les signataires, « accepter le développement de la pêche électrique serait aussi l’aveu d’un échec : le constat qu’il n’y a plus assez de poissons pour que les pêcheurs remplissent leurs filets sans recourir à des artifices de plus en plus sophistiqués et performants. »

15 novembre 2017 : La pêche électrique et BLOOM au JT de 20h de France 2

« Polémique : faut-il bannir la pêche électrique ? France 2 s’intéresse à la pêche électrique. Une technique encore méconnue, mais qui fait déjà débat. »

16 novembre 2017 : Le lobby néerlandais provoque la colère des pêcheurs britanniques

Lors d’une réunion officielle organisée à Londres le 16 novembre par le lobby de la pêche néerlandaise VisNed à laquelle BLOOM était présente, plusieurs représentants de pêcheurs artisans anglais ont hurlé leur colère à Pim Visser et aux chercheurs qui l’accompagnaient en les accusant de provoquer la mort de leurs activités, leur banqueroute et de nettoyer l’océan de façon radicale avec leur méthode de pêche terrible.

BLOOM a pris la parole pour rappeler que les licences accordées aux chalutiers électriques néerlandais étaient illégales et qu’il était inadmissible que la Commission européenne s’affiche ouvertement en faveur d’un lobby industriel. (Voir notre plainte déposée auprès de la Commission européenne).

En outre, nous avons interpellé le représentant du lobby VisNed pour lui demander l’accès à la liste des bénéficiaires du Fonds européen à la pêche (FEP), qui a couvert la période 2007 à 2015. Les Pays-Bas figurent parmi les quelques pays (Bulgarie, Lituanie, Malte, Pologne et Portugal) qui n’ont pas publié cette liste qui permettrait pourtant de savoir si les bateaux néerlandais équipés de chaluts électriques pendant cette période ont touché des fonds publics européens.

19 novembre 2017 : Claire Nouvian, l’invitée du débat de C Politique sur France 5

C Politique a réalisé un reportage sur la pêche électrique (à partir de 1h06’07 »), montrant les effets dévastateurs de cette technique pour les pêcheurs du Nord de la France. Claire Nouvian était ensuite invitée en plateau pour le débat.

21 novembre 2017 : la pétition de BLOOM recueille plus de 84 000 signatures avant le vote en Commission de la pêche !

La barre des 84 000 signataires a été franchie quelques minutes avant le début du vote sur le Règlement Mesures Techniques en Commission PECH du Parlement européen. Plusieurs eurodéputés ont reçu la pétition au Parlement : Yannick Jadot (Verts/ALE), Anja Hazekamp (GUE, Pays-Bas), Karima Delli (Verts/ALE), Marco Affronte (Verts/ALE, Italie), Pascal Durand (Verts/ALE) et Nathalie Griesbeck (ALDE). On retrouve les groupes politiques qui sont montés au front pour gagner contre la pêche profonde. Le même tour de force doit être répété. Merci à tous nos soutiens signataires de la pétition.

Remise pétition pêche électrique

BLOOM remet la pétition aux eurodéputés champions de notre campagne contre la pêche électrique

21 novembre 2017 : vote de la Commission de la pêche du Parlement européen – Victoire des lobbies contre les citoyens

Les 27 députés membres de la Commission PECH ont voté pendant près de deux heures les 750 amendements apportés au Règlement Mesures Techniques, qui met en œuvre les objectifs et ambitions de la Politique commune de la pêche. L’ensemble du vote a été terriblement mauvais pour l’avenir des eaux européennes mais les votes portant sur les quelques amendements concernant la pêche électrique ont été particulièrement désastreux. Les lobbies néerlandais ont obtenu tout ce qu’ils voulaient.

Dans le détail : 23 eurodéputés contre 3 ont approuvé un compromis politique (le compromis n°10 sur l’article 24) permettant :

  • D’opérer un glissement sémantique dangereux en qualifiant la pêche électrique d’engin « innovant » au lieu de la nommer pour ce qu’elle est, comme le reste du monde : une pêche DESTRUCTRICE ;
  • De continuer à pêcher alors que la pratique est interdite en Europe depuis 1998 ;
  • D’étendre largement le nombre de chalutiers électriques en Europe dès à présent en passant d’un cadre dans lequel la tolérance est (par dérogations) de 5% des flottes de chalut à perche de chaque Etat membre à 5% des « métiers », ce qui augmente drastiquement le nombre possible de licences par pays ;
  • Summum de la perversion institutionnelle : le compromis permet, d’ici quatre ans, si la science n’a pas prouvé les impacts « négatifs » pour les « habitats » de la pêche électrique, de l’autoriser sans limite en Europe. Comme les Néerlandais clament faire de la recherche depuis 10 ans, comme les baleiniers japonais en quelque sorte, ils pourront toujours faire valoir leurs « efforts » de recherche pour faire immédiatement faire sauter ce ridicule garde-fou.

Ce langage ouvre la brèche à une controverse scientifique infinie, comme on le voit sur d’autres questions majeures comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes. Il faudrait donc que certains Etats membres consacrent un budget de recherche à démontrer qu’électrocuter la vie marine est une idée stupide et dangereuse (inversion de la charge de la preuve) ! Car aujourd’hui la recherche vient des Pays-Bas et fait partie du dispositif de lobbying des industriels. Les  les Néerlandais pourront donc équiper 100% de leur flotte s’ils le souhaitent, réglant ainsi le problème de leurs nombreuses licences illégales.

À l’annonce de ces résultats, le lobby néerlandais a exulté, ce qui a conduit l’eurodéputé Yannick Jadot à leur demander de respecter le travail des parlementaires ou de sortir de la salle pour faire leurs commentaires.

Seule consolation de la journée : ce résultat désastreux peut encore être remis en cause d’ici le vote en plénière, qui aura bien lieu car le rapporteur du Règlement, l’espagnol de droite (groupe PPE) Gabriel Mato, n’a pas reçu l’aval de ses collègues pour négocier directement en trilogue le texte de loi final au nom du Parlement, avec le Conseil de l’Union et la Commission européenne.

21 novembre 2017 : Tweet du député européen Younous Omarjee (GUE/NGL) contre la pêche électrique

22-23 novembre 2017 : intérêt des médias, indignation des citoyens

Le 22 novembre, BLOOM est invitée à présenter les résultats du vote à l’émission La Quotidienne de France 5, le 23 novembre, Claire Nouvian est l’invitée de la matinale de Pascale de La Tour du Pin sur LCI.

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=> Voir l’impact média de BLOOM ici.

23 novembre 2017: Nathalie Loiseau s’exprime au Sénat

Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes répond à une question de Jean-Pierre Decool du groupe Les Indépendant, concernant la position du gouvernement sur la pêche électrique : « En mars 2016, la Commission a proposé de supprimer cette limite. La France s’y est fermement opposée au Conseil de l’agriculture et de la pêche du 11 mai 2017. En l’état actuel des connaissances et faute précises de son impact sur les stocks de poissons et sur l’environnement, ce mode de pêche doit rester strictement limité. Le gouvernement continuera à défendre cette position dans les discussions engagées avec le Parlement européen. »

24 novembre 2017 :  un député Modem du Finistère prend publiquement position contre la pêche électrique

Dans un communiqué de presse, le député de la 8e circonscription Concarneau-Quimperlé, Erwan Balanant, donne son sentiment sur la pêche électrique. Il est contre et veut cela cesse. Partout.

27 novembre 2017 : BLOOM publie un rectificatif indispensable pour contrer la désinformation sur le vote

27 novembre 2017 : les fileyeurs des Hauts-de-France se prononcent pour l’interdiction totale de la pêche électrique

À la suite d’une réunion à Boulogne regroupant la totalité des fileyeurs du Nord de la France, ces derniers décident de demander publiquement l’interdiction totale de la pêche électrique et de revenir sur le principe même des dérogations.

27 novembre 2017 : la réponse de la Commission à la question prioritaire posée par Pascal Durand le 19 octobre

Pascal Durand (EELV) dépose une question prioritaire à la Commission pour obtenir un éclaircissement rapide quant aux problèmes de licences illégales que notre plainte a mis à jour.

La Commission européenne répond à Pascal Durand au sujet de sa question prioritaire du 19 octobre :

« P-006573/2017

Réponse donnée par M. Vella au nom de la Commission (27.11.2017)

La Commission examine actuellement la plainte déposée par BLOOM et procède à la vérification des informations pertinentes, notamment en ce qui concerne le nombre exact de licences accordées par les Pays-Bas en vertu de l’article 31 bis du règlement (CE) n° 850/98*.
Tant que cette vérification ne sera pas achevée, la Commission ne sera pas en mesure de fournir à l’honorable parlementaire un état des lieux précis, ni de se prononcer sur la conformité avec l’article susmentionné au cours des années passées. »

* Règlement (CE) n° 850/98 du Conseil du 30 mars 1998 visant à la conservation des ressources de pêche par le biais de mesures techniques de protection des juvéniles d’organismes marins (JO L 125 du 27.4.1998, p. 1-36).

29 novembre 2017 : la version amendée du Règlement sur les Mesures Techniques est publiée

Suite au vote du 21 novembre, la version finale du texte amendé par la Commission PECH est publiée.

29 novembre 2017 : Question au gouvernement du député LREM Joachim Son-Forget

Le mercredi 29 novembre 2017, le député du groupe majoritaire Joachim Son-Forget pose une question au gouvernement à Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, au sujet de la pêche électrique. Il demande une position « ferme et sans équivoque contre l’extension de dérogation et les arguments fallacieux d’expérimentation qui l’accompagnent. »

Décembre 2017 : Poissonniers et distributeurs se mobilisent contre la pêche électrique

Après le vote du 21 novembre 2017 en Commission de la Pêche du Parlement européen ouvrant la voie à l’extension de la pêche électrique, la mobilisation se poursuit et prend de l’ampleur parmi les professionnels.

Le 1er décembre, le groupe Mericq spécialisé dans l’approvisionnement des produits de la mer s’est engagé à se fournir uniquement en poisson issu de la pêche traditionnelle. Le groupe s’approvisionne, transforme et distribue des produits de la mer tout en étant soucieux du savoir-faire traditionnelle. A travers cette note d’information, le groupe soutient les marins pêcheurs français et promeut une pêche responsable.

Lundi 4 décembre, Poissonnier de France – l’association qui regroupe 6 400 acteurs de la filière marée reconnus pour leur savoir-faire et leur passion – a publié un communiqué officiel contre la pêche électrique et annoncé un boycott des poissons en provenance des Pays-Bas. Cette mesure sera maintenue jusqu’à ce que la pêche électrique soit interdite en Europe. L’association des Poissonniers de France estime que le vote en Commission de la Pêche du Parlement européen est « infondée et déraisonnable » et alerte également sur les dégâts environnementaux.

Ce mardi 5 décembre, c’est au tour du groupe Intermarché Agromousquetaires de demander un moratoire sur la pêche électrique. Il souligne à son tour les impacts négatifs sur les écosystèmes marins et la ressource halieutique – impacts démontrés par différentes études scientifiques – mais relève aussi les risques économiques et sociaux pour les pêcheurs artisans de la Mer du Nord.

A travers cette mobilisation nouvelle et complémentaire, c’est la question d’une pêche responsable et durable qui est soulevée. Le rejet par les professionnels de la pêche et les distributeurs, premiers acteurs concernés par cette pratique, est un signal fort envoyé aux députés européens. Il doit être entendu ; sans quoi cette décision serait un nouvel argument servi à la critique d’une Europe technocrate et déconnectée des réalités, non seulement environnementales, mais aussi économiques et sociales.

5 décembre 2017 : Communique de presse de Yannick Jadot et question parlementaire du député Erwan Balanant

Yannick Jadot, député européen du groupe Vert/ALE se félicite dans un communiqué de presse du boycott des produits néerlandais par les grands distributeurs : « Le boycott des produits de la pêche électrique et l’information des consommateurs marquent une étape décisive vers une interdiction effective de cette technique » . Il rappelle cependant que le grand rendez-vous aura lieu lors de la séance plénière à Strasbourg et appelle les citoyens à interpeller leur député européen contre la pêche électrique.

Le même jour, le député du Mouvement démocrate et apparenté Erwan Balanant dépose une question parlementaire et « appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la nécessité d’une interdiction totale et effective de la pêche électrique au sein de l’Union européenne« .

6 décembre 2017 : la Plateforme de la Petite Pêche artisanale apporte son soutien aux pêcheurs du Nord

Dans une excellente remise en perspective des enjeux de survie de la petite pêche par rapport aux acteurs industriels, la plateforme de la Petite Pêche artisanale française a apporté son soutien « FORT et UNANIME » à leurs collègues des Hauts-de-France dans leur combat contre la pêche électrique. La lettre de soutien analyse ainsi la situation :

« Ne nous-y trompons pas, avec cette question de la pêche électrique, c’est encore une fois celle de l’industrialisation du secteur de la pêche en France et en Europe. Autorisons la pêche électrique comme nous avons autorisé les chalutiers géants néerlandais, britanniques, français, et le pouvoir de ces industriels s’accroîtra encore. Comme pour le chalut pélagique, la senne danoise, dès lors qu’une nouvelle technique, plus efficace, plus économe, apparaît, elle change les règles du jeu. Elle pousse les plus petits, les moins performants à la faillite, et les autres à venir adopter cette nouvelle technique. »

7 décembre 2017 : les pêcheurs artisans abandonnés par leur comité des pêches

Une trentaine de pêcheurs des Hauts de France s’est rendue à Paris afin d’exiger que le Comité National des Pêches (CNPMEM), auquel les fileyeurs payent des cotisations professionnelles obligatoires, soutienne leur combat contre la pêche électrique. La demande des artisans était claire : que le Comité des Pêches affiche publiquement son soutien à la position des pêcheurs artisans travaillant en Mer du Nord et dont la ressource est pillée par l’ultra-efficacité des chalutiers électriques néerlandais, c’est-à-dire qu’ils s’expriment en faveur d’une interdiction totale de la pêche électrique en Europe, y compris aux dérogations qui sont accordées à chaque Etat membre à hauteur de 5% des flottes de chalutiers à perche. Ils ont également demandé aux dirigeants du Comité d’intervenir auprès du Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert pour que celui-ci adopte une telle position et de se battre à leurs côtés pour demander à l’Europe l’interdiction totale de la pêche électrique. Cette rencontre s’est soldée par une queue de poisson politique laissant les pêcheurs artisans seuls face à leur sort. Le Comité des Pêches préfère clairement soutenir les intérêts des industriels, même s’ils sont néerlandais, plutôt que ceux des petits pêcheurs français. Leur communiqué de presse ne laisse aucun doute : le Comité National des Pêches a passé un accord avec les Néerlandais et ouvre même la perspective de négociations avec ces derniers…

C’est peut-être le dernier épisode d’une guerre que les industriels font à la petite pêche depuis des décennies. Cette fois, il se pourrait bien qu’ils aient leur peau.

François Ruffin est venu apporter son soutien aux pêcheurs artisans des Hauts-de-France :

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13 décembre 2017 : BLOOM lance une pétition européenne pour l’interdiction de la pêche électrique en Europe

Cela nous prendra sans doute du temps de se débarrasser de cette méthode de pêche terrible, mais avec le soutien des citoyens, nous avons réussi à faire interdire le chalutage profond en Europe, alors retroussons-nous les manches pour montrer de quoi nous sommes capables tous ensemble !

La pétition de BLOOM est disponible en français, anglais, allemand, espagnol et néerlandais.

13 décembre 2017 : question au gouvernement de Adrien Quatennens (FI)

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suivi d’un tweet d’Ugo Bernalicis, député France Insoumise

 

13 décembre 2017 : La fédération des distributeurs de poisson néerlandais adresse une lettre à charge contre BLOOM

Visfederatie, la fédération des distributeurs néerlandais adresse une lettre à charge contre BLOOM concernant la pêche électrique. La lettre dément les arguments de BLOOM pour montrer que la pêche électrique n’a que des vertus bénéfiques pour l’environnement. Pour s’adresser directement à BLOOM de cette manière, cela signifie que les lobbys néerlandais craignent notre influence et notre campagne !

14 décembre : Le gouvernement néerlandais réplique

Dans un communiqué de presse daté du 14 décembre 2017, l’ambassade des Pays-Bas défend la pêche électrique et utilise les arguments de l’industrie et des lobbys néerlandais afin de convaincre que cette technique a sa place en Europe.

18 décembre 2017 : Communiqué de presse du Parti Socialiste

Ce communiqué rappelle l’interdiction de la pêche électrique en Europe depuis 1998 ainsi que les forts soupçons qui existent quant à la dangerosité de cette pratique de pêche.

La délégation socialiste française appelle à une opposition des eurodéputés lors du vote en plénière au Parlement européen au nom du principe de durabilité et demande à ce que le vote soit reporté du fait d’un délai trop court pour permettre aux ONG et pêcheurs artisanaux de faire entendre leur voix.

Ce  communiqué est ensuite repris dès le lendemain par la député européenne S&D Sylvie Guillaume.

19 décembre 2017 : Les élus de la communauté d’agglomération du Boulonnais (CAB) votent contre la motion du FN contre la pêche électrique

Lors du Conseil communautaire du CAB les élus, dont Frédéric Cuvillier pourtant fermement opposé à la pêche électrique, ont voté contre la motion du FN qui « s’oppose au développement de la pêche électrique, y compris dans le cadre des régimes dérogatoires actuellement en vigueur« .

A la place, Frédéric Cuvillier a proposé sa propre motion – considérée comme une « motion placebo » par Antoine Golliot et « position plus nuancée » par le maire de Boulogne – qui a été voté par la majorité de des élus.

Pourtant, cette motion appelle à une « plus grande vigilance sur les conséquences de l’adoption en l’état de la réglementation proposée » ainsi qu’à « prendre en compte l’absence d’analyse scientifique solide pour refuser tout extension », ce qui ne signifie aucunement l’interdiction de la pêche électrique !

19 décembre 2017 : le député européen Younous Omarjee (GUE/NGL) appelle à « bannir d’Europe la pratique barbare de la pêche électrique »

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20 décembre 2017 : projet d’ordre du jour pour la semaine plénière au Parlement européen à Strasbourg

Le projet d’ordre du jour pour la semaine plénière au Parlement européen à Strasbourg annonce un vote le 16 janvier, ce qui reste un délai trop court pour faire entendre notre voix auprès des députés européens !

21 décembre 2017 : Jean-Luc Mélenchon s’oppose à la pêche électrique

Dans le 49ème épisode de sa revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur la pêche électrique et s’oppose fermement à cette pratique (21’10).

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25 décembre 2017 : L’ère du peuple reprend les éléments du dossier pêche électrique

Dans un article intitulé « La pêche à la bombe atomique ? ça vient. » Jean-Luc Mélenchon revient sur la chronologie des évènements concernant la pêche électrique, depuis 1998, jusqu’aux refus de son autorisation par le député européen GUE/NGL Younous Omarjee et les députés LREM et France Insoumise Joachim Son-Forget et Adrien Quatennens.

26 décembre 2017 : Jean-Luc Mélenchon dépose une question écrite à l’Assemblée Nationale

Après avoir rappelé les risques que fait peser la pêche électrique sur les écosystèmes marins, Jean-Luc Mélenchon interroge la position de la France vis-à-vis de l’interdiction de la pêche électrique en France ainsi que l’absence de recherche scientifique indépendante.

8 janvier 2017 : Nouvelles révélations sur un scandale européen

Alors qu’un vote en plénière du Parlement européen doit décider le 16 janvier prochain si la pêche électrique doit être interdite ou largement autorisée en Europe, BLOOM et plusieurs organisations de pêcheurs* ainsi que des ONG environnementales révèlent aujourd’hui un scandale politique d’envergure européenne à propos de cette méthode de pêche expressément interdite depuis 1998 au même titre que la pêche aux explosifs, aux poisons ou aux substances soporifiques, mais autorisée depuis décembre 2006 par le Conseil, sur une proposition de la Commission européenne, sous la pression des lobbies de la pêche industrielle néerlandais et de leurs relais scientifiques. Dans un courrier commun, les signataires de ce communiqué demandent à la Commission européenne de retirer immédiatement les dispositions concernant cette technique de pêche de la proposition actuellement soumise au Parlement européen et au Conseil.

* BLOOM, End Ecocide on Earth, the Irish Wildlife Trust, Blue Marine Foundation, the Community of Arran Seabed Trust (COAST), the Black Fish, Our Fish, Notre Affaire à Tous, Low Impact Fishers of Europe (LIFE), Gillnet Fishers of the North of France, Thanet Fishermen, Queenbourgh Fishermen, Leigh and Southend Fishermen, Mersea Island Fishermen, Lowestoft Fish Market Alliance, Irish Islands Marine Resource Organisation (IIMRO), Plateforme Petite Pêche Artisanale Française, Fishermen United.

Lire le communiqué en anglais

Lire le communiqué en italien

Lire le communiqué en espagnol

9 janvier 2018: les grands Chefs européens s’engagent contre la pêche électrique

Le chef Christopher Coutanceau de la Maison Coutanceau** à la Rochelle, porté par son amour des beaux et bons produits et fort de son appartenance à de vastes réseaux de chefs étoilés et bistronomiques, a rédigé le Manifeste des Chefs, présenté à la conférence de presse de BLOOM au Parlement Européen le 10 janvier.

L’association Relais & Châteaux apporte également son soutien à la campagne de BLOOM en incitant ses chefs européens à signer le Manifeste des Chefs de cuisine lancé par BLOOM.

Olivier Roellinger, Vice-Président Relais & Châteaux : « Les cuisiniers des Relais & Châteaux s’engagent pour la sauvegarde du plus grand garde-manger de l’humanité : la mer ». Les chefs sont des prescripteurs essentiels dans la lutte pour la préservation des ressources halieutiques et progressent au quotidien en privilégiant notamment des techniques de pêches respectueuses de l’environnement.

Plus de 260 Chefs Français et européens ont déjà rejoint le mouvement.

En savoir plus en lisant notre actualité en français ici.

9 janvier 2018 : les pêcheurs artisans espagnols soutiennent l’interdiction de la pêche électrique

La Fondation Lonxanet a pris publiquement position pour l’interdiction de la pêche électrique dans un communiqué et rejoint les soutiens de BLOOM. La fondation oeuvre pour la pêche artisanale espagnole et regroupe des associations de pêcheurs artisans.

10 janvier 2018 : le Parlement européen sous haute tension

BLOOM a organisé un événement sponsorisé par plusieurs groupes politiques (ALDE, CRE, GUE/NGL, S&D et Verts/ALE) au cours duquel plusieurs annonces ont été faites, démontrant une forte mobilisation de l’opinion publique et des acteurs professionnels contre la pêche électrique: le Manifeste des Chefs de cuisine contre la pêche électrique, l’engagement de la grande distribution, l’opposition des citoyens à la pêche électrique, la prise de position des intellectuels et des pêcheurs.

Lors de cet événement, les députés ont pu assister à une performance « artiviste »

BLOOM a également révélé les résultats d’un sondage commandé à l’agence Kantar Public Brussels en fin d’année 2017 en Espagne, Allemagne, Belgique et aux Pays-Bas, le fief de la pêche électrique. Le but de ce sondage était de connaître les différences de perception de la pêche électrique entre les citoyens de différents États européens. Les résultats sont clairs : les citoyens européens sont largement opposés à l’usage de courant électrique dans la pêche. Même aux Pays-Bas, 78% des personnes interrogées souhaitent l’interdiction totale de la pêche électrique (parmi ceux ayant un avis sur le sujet).

Lire notre communiqué de presse en français.

De gauche à droite : Valérie Le Brenne (BLOOM), Marco Affronte (député UE), Sophie Goudet (Kantar Public), Philippe Cury (scientifique), Stéphane Pinto (représentant des fileyeurs des Hauts de France), Franck Aubry (Directeur Qualité Développement Durable), Claire Nouvian (BLOOM), Yannick Jadot (député UE), Frédéric Le Manach (BLOOM), Paul Lines (pêcheur UK), Ken Kawahara (Plateforme Petite Pêche), ?, Didier Gascuel (scientifique FR), ?, Olivier Plumandon (GUE/NGL), Pascal Durand (Verts/ALE), Laetitia Bisiaux (BLOOM)

10 janvier 2018 : 249 députés français signent une tribune dans Le Monde

249 députés français ont pris fait et cause contre la réintroduction de la pêche électrique en Europe dans une tribune intitulée « Pêche électrique: « Cette pratique fait honte à l’Europe et nous décrédibilise sur la scène internationale ».

10 janvier: Nicole Ferroni consacre sa chronique sur France Inter à la pêche électrique

Nicole Ferroni, chroniqueuse sur France Inter, a consacré son émission du mercredi à la pêche électrique et interpellé l’eurodéputé Alain Cadec.

766 000 vues et 11 852 partages sur Facebook, 15 893 vues sur You Tube (en date du 14.01.2018)

Alain Cadec et Nicole Ferroni ont ensuite eu un échange de tweets musclés sur le réseau social Twitter.

Lire l’article du Ouest France sur la polémique entre Alain Cadec et Nicole Ferroni ici.

11 janvier 2018: Les marchands de doutes à l’oeuvre au Royaume-Uni

Michel Kaiser, un scientifique britannique payé par l’industrie, prend la défense du chalut électrique dans un article publié dans Independant.

12 janvier 2018: Objections aux arguments du lobby de la pêche électrique

Alors que la campagne contre la pêche électrique de BLOOM monte en puissance et que de plus en plus de voix s’élèvent contre cette méthode de pêche destructrice à l’approche du vote au Parlement européen prévu le mardi 15 janvier 2018, les lobbies néerlandais tentent désespérément de contrer nos arguments pourtant bien référencés.[1]

Dans ce but, le lobby de la pêche électrique VisNed a préparé un document de plaidoyer qu’il a distribué aux eurodéputés. Nous vous proposons ici d’en reprendre un par un les arguments biaisés, erronés ou simplement mensongers. Il est outrageux d’essayer de faire passer le chalut électrique pour un engin vertueux et durable en le comparant à l’une des pires méthodes de pêche qui soit: le chalut à perche.

Lire les objections de BLOOM aux arguments du lobby de la pêche électrique ici.

13 janvier 2018: BLOOM publie son plaidoyer contre la pêche électrique

Dans le cadre de notre campagne contre la pêche électrique, BLOOM a préparé un document de plaidoyer qui revient sur les nombreux problèmes environnementaux et sociaux que causent la pêche électrique, mais aussi sur le scandale politique et financier sous-jacent : en 2006, la Commission européenne est allée contre les avis des scientifiques pour autoriser cette méthode de pêche interdite. Depuis, des millions d’euros d’argent public ont été injectés dans la « recherche » et l’équipement de bateaux en chaluts électriques.

Pendant ce temps-là, les pêcheurs artisans, eux, souffrent et disparaissent.

Lire notre document de plaidoyer.

14 janvier 2018 : Tentatives pour décrédibiliser la campagne de BLOOM

Les Néerlandais s’intéressent aux financements de BLOOM pour essayer de décrédibiliser l’association et notre campagne. Mais leurs tentatives échouent car BLOOM est parfaitement transparente. En revanche, ce n’est pas le cas de l’industrie de la pêche. Les Pays-Bas n’ont pas publié le fichier qui détaille le montant des subventions attribuées aux secteurs de la pêche entre 2007 et 2014, comme l’exige la loi européenne.

16 janvier 2018 : Victoire ! Le Parlement se prononce pour une interdiction définitive de la pêche électrique

Le Parlement européen vient de se prononcer à 402 voix contre 232 pour l’interdiction totale et définitive de la pêche électrique en Europe. L’issue du vote est demeurée incertaine jusqu’au dernier moment, les pêcheurs industriels néerlandais se déchaînant auprès du Parlement qui a été inondé de « fake news » de la part des lobbies. Des mensonges qui ont été fermement dénoncés par plusieurs élus dans le débat de plénière hier soir dans l’hémicycle, notamment Yannick Jadot (Verts/ALE) et Younous Omarjee (groupe GUE).

« C’est une victoire formidable pour les océans, pour les pêcheurs artisans et pour l’Europe » a déclaré Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. « L’équipe de BLOOM a travaillé nuit et jour depuis des semaines pour obtenir ce résultat. Nous sommes heureux et soulagés que le parlement s’oppose fermement à une pratique destructrice qui n’a été autorisée en Europe qu’en raison d’une collusion immorale entre lobbies industriels et institutions. Le Parlement s’est désormais saisi du dossier et va demander des comptes à la Commission européenne sur les conditions d’octroi de dérogations injustifiées et contraires aux avis scientifiques qui, jusqu’à hier soir en débat de plénière, continuaient à être détournés de façon inacceptable par la Commission. La partie ne fait que commencer. »

Lire notre communiqué de presse en français.

17 janvier 2018 : Carrefour annonce qu’il ne commercialise pas de produits issus de la pêche électrique.

« Carrefour France ne commercialise pas d’espèces pêchées selon la technique de pêche électrique. Dès décembre, tous ses fournisseurs ont confirmé respecter cette exclusion (tous les poissons vendus au rayon frais et les poissons surgelés à marque Carrefour). », d’après le site internet du distributeur.

Carrefour rejoint ainsi MericqLes poissonniers de France et le groupe Agromousquetaire qui avaient initié le mouvement en décembre 2017.

17 janvier 2018 : Biocoop soutient l’interdiction de la pêche électrique en Europe et félicite BLOOM pour son engagement.

21 janvier 2018 : Création d’un faux compte Twitter « bloomisfakenews »

Les lobbies tentent une nouvelle fois de décrédibiliser BLOOM et ils créent un faux compte Twitter « bloomisfakenews ». Notre campagne s’appuie sur des arguments référencés et nous sommes attentifs quant à la provenance de nous sources.

24 janvier 2018 : Révélations concernant les licences illégales pour pratiquer la pêche électrique

Un article de presse néerlandais explique comment les Pays-Bas ont contourné les règlements pour obtenir plus de licences que ne le permet la loi. BLOOM avait porté plainte à ce sujet le 2 octobre 2017.

25 janvier 2018 : Blocage du port de Calais par les fileyeurs des Hauts-de-France

Des artisans-pêcheurs ont bloqué le port de Calais pour demander au gouvernement français de défendre l’interdiction de la pêche électrique. Ils réclament également une aide financière exceptionnelle. Depuis l’expansion de la pêche électrique, leurs captures sont si faibles qu’ils risquent la faillite. Avec cette action de blocage, ils espèrent ainsi se faire entendre auprès des autorités.

25 janvier 2018 : plainte contre BLOOM

Un article dans le journal néerlandais De Télégraaph révèle que les eurodéputés néerlandais Jan Huitema, Peter van Dalen et Annie Schreier-Pierik ont déposé une plainte auprès du bureau de l’intégrité de l’UE contre BLOOM. La raison: un lobbying sur la base de mensonges. La plainte a été rejetée.

26 janvier 2018 : les fileyeurs sont reçus au Ministère de l’Agriculture

Les fileyeurs des Hauts-de-France sont reçus dans le cabinet d’Olivier Cunin (Conseiller filières animales, pêche et performance sociale au Ministère de l’Agriculture) suite au blocage du port de Calais. Une enveloppe exceptionnelle devrait être débloquée (son montant est encore à confirmer). Le gouvernement affirme qu’il soutient l’interdiction de la pêche électrique en Europe.

26 janvier 2018 : Après le passage des chaluts, « vous ne trouverez que des animaux morts »

Un article très partial dans le journal néerlandais NRC donne la parole aux scientifiques néerlandais. Adriaan Rijnsdorp (chercheur à Wageningen University & Research) est cité et affirme que tout est mort après le passage des chaluts électriques. Les chercheurs attendent deux jours pour faire des mesures, ce qui remet en cause la validité du protocole expérimental.

« L’impact des chaluts à perche et des chaluts à impulsions électriques est désormais étudié de manière directe : les chercheurs de WMR, par exemple, prélèvent directement des échantillons dans les fonds marins avant et après le départ des pêcheurs. De telles recherches en mer sont laborieuses. En mesurant tout de suite, vous ne trouverez que des animaux morts », dit Rijnsdorp. « Nous mesurons donc deux jours plus tard, quand tous les charognards sont partis. »

Ce constat est en accord avec les témoignages des artisans pêcheurs britanniques, français et belges qui déclarent pêcher dans un « cimetière » après le passage des chaluts électriques.

27 janvier 2018 : Un chercheur néerlandais remet en cause la nécessité de 84 navires pour la recherche

Adriaan Rijnshorp déclare dans la presse néerlandais « Les Pays-Bas ont transgressé la loi ces dernières années en augmentant le nombre de permis temporaires. Cela semblait expérimental, mais les chercheurs n’ont jamais rédigé de proposition pour un programme de recherche nécessitant 84 navires. En contact avec d’autres pays, les Pays-Bas ont à présent indiqué qu’il y avait un motif économique pour aider ce secteur en difficulté, la pêche aux poissons plats. Pêcher avec des impulsions électriques est simplement plus rentable. »

29 janvier 2018 : Le gouvernement des Pays-Bas s’organisent pour éviter que la pêche électrique soit interdite en Europe

Annie Schreijer (eurodéputé néerlandaise) déclare que Rutte (le 1er Ministre Néerlandais) doit directement négocier avec Emmanuel Macron et Angela Merkel pour obtenir un compromis. Carola Schouten, Ministre de l’agriculture et de la pêche aux Pays-Bas, rencontre Stéphane Travert : elle souhaite impliquer les Français dans la recherche concernant la pêche électrique. Elle va aussi nommer un envoyé spécial pour faire du lobbying auprès des Etats membres européens pour qu’il défende la pêche électrique.

1er février 2018 : Blue Marine Foundation apporte son soutien à la campagne de BLOOM

Blue Marine Foundation décide de faire campagne au Royaume-Uni pour l’interdiction de la pêche électrique.

 

6 février 2018 : les déclarations du Ministre français manquent d’engagement

Le Ministre Stéphane Travert répond aux questions écrites d’Erwan Balanant et de Jean-Luc Mélenchon, demandant la position de la France quant à la pêche électrique. Les réponses sont identiques, au mot près. La position du gouvernement reste ambigüe : « le Gouvernement français réaffirmera son opposition à toute généralisation du chalut électrique et soutiendra la position prise par le Parlement européen en demandant le maintien d’une interdiction. »

En effet, le Ministre se dit opposé à la généralisation de la pêche électrique. Ses propos manquent de fermeté et d’engagement. BLOOM attend du gouvernement qu’il forme une coalition pour défendre l’interdiction totale de la pêche électrique, sans dérogations possibles.

8 février 2018 : Adoption de la proposition de résolution en Commission des Affaires européennes

En Commission des Affaires européennes, les députés français adoptent à l’unanimité  la proposition de résolution du député Joachim Son Forget (LREM), en faveur de l’interdiction totale de la pêche électrique, y compris les dérogations arbitraires délivrées par la Commission européenne. Ce texte a pour objectif d’encourager le Ministre Stéphane Travert à prendre des engagements pour défendre l’interdiction de la pêche électrique.
D’après le député Jean-Pierre Pont la Commission « cherche à entériner le non respect par les Néerlandais de la règle des 5% qu’elle a pourtant elle-même éditée pour la pêche électrique, non respect dont elle s’est rendue complice en la tolérant et en refusant de la sanctionner comme c’était pourtant son devoir. »

20 février 2018 : Les marchands de doute à l’oeuvre en France

Dans un article paru sur le site Médium, BLOOM est accusée d’avoir « dress[é] un portrait partial [de la pêche électrique] en piochant dans les études les passages arrangeants hors contexte, démarche classique relevant de la manipulation« , reprenant ainsi les accusations de « Fake News » des lobbies néerlandais de la pêche électrique.

BLOOM prend cette critique au sérieux et nous avons préparé une réponse publiée ici

20 février 2018 : Les Pays-Bas déploient une task force

L’ancien ministre de la pêche des Pays-Bas Cees Veerman est nommé « ambassadeur » de la pêche électrique. Sa mission est de faire du lobbying pour lutter contre l’interdiction et convaincre les Etats-membres de poursuivre la pêche électrique.

21 février 2018 : Adoption de la proposition de résolution en Commission des Affaires économiques

La proposition de résolution qui vise à interdire la pêche électrique en Europe (voté le 8 février 2018 en Commission des Affaires européennes) est de nouveau votée en Commission des Affaires économiques à l’unanimité.

26 février 2018 : Audition de la Commission européenne à huis-clos

La Commission est auditionnée à huis-clos : elle doit s’expliquer quant à sa décision de 2006 de réintroduire la pêche électrique en Europe ainsi que sur le nombre illégal de dérogations qui ont été accordées aux Pays-Bas. BLOOM a transmis ses questions à des eurodéputés. Mais la Commission manque de sincérité dans ses réponses.

 

Liadh Ní Riada, eurodéputé irlandaise, publie un communiqué à la suite de l’audition de la Commission en raison des licences illégales qui ont été octroyées aux Pays-Bas. Elle écrit notamment que : « l’octroi de tant de licences était une gifle pour le Parlement européen, qui a voté pour maintenir l’interdiction du chalutage à impulsion électrique il y a quelques semaines. » Elle dénonce également la délivrance de licences illégales : « en raison de l’exploitation d’un certain nombre d’échappatoires juridiques et réglementaires, aidé par des interprétations juridiques discutables facilitées par la Commission européenne elle-même, un total de 84 de ces licences ont été accordées. »

1er mars 2018 : L’émission télévisée Public Sénat déprogramme Claire Nouvian

Initialement invitée sur le plateau pour débattre au sujet de la pêche durable (dont l’un des thèmes concerne la pêche électrique), les organisateurs de l’émission Public Sénat en direct du Salon de l’Agriculture, déprogramment Claire Nouvian. BLOOM remplacée par Ethic Ocean dans ce débat.

5 mars 2018 : Demande de retrait du Règlement sur les Mesures Techniques

Sept eurodéputés adressent un courrier à la Commission européenne afin de demander le retrait de l’ensemble du Règlement sur les Mesures Techniques. En effet, celui-ci affaiblit les politiques de conservation d’un grand nombre d’espèces. Cependant, un retrait du texte signifierait une suppression de l’interdiction de la pêche électrique en Europe.

6 mars 2018 : L’Assemblée nationale vote à l’unanimité l’interdiction de la pêche électrique en Europe

Le 6 mars, la résolution des députés (LREM) Joachim Son-Forget et Jean-Pierre Pont demandant une interdiction totale de l’usage du courant électrique pour capturer des poissons a suscité un raz-de-marée consensuel à l’Assemblée nationale. Le vote unanime des députés constitue un message fort adressé au gouvernement.

Le ministre de l’agriculture et de l’alimentation Stéphane Travert, présent dans l’hémicycle, a clarifié la position de la France et affirmé son soutien à une interdiction totale. BLOOM félicite le gouvernement pour son changement de position mais attend désormais de la France son plan d’action pour former une majorité qualifiée d’Etats membres solidaires de sa position au Conseil.

Les députés ont justement souligné à plusieurs reprises que la négociation de trilogue (entre la Commission, le Parlement, et le Conseil de l’UE ; cf. schéma) s’annonçait « rude » en raison du lobbying féroce que le gouvernement néerlandais met en oeuvre pour lutter contre l’interdiction de la pêche électrique.

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13 mars 2018 : Arrestation à Dunkerque d’un chalutier équipé d’électrodes

Un navire néerlandais a été arraisonné pour maillage illégal à Dunkerque. Il détenait 200 kg de soles sous tailles destinées à la commercialisation. Le même jour se tenait le procès du Cornelis Jacob, arrêté un an plus tôt pour les mêmes infractions.

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19 mars 2018 : Début du trilogue

Lundi 19 mars s’ouvrent les négociations qui décideront du sort de la pêche électrique comme de l’ensemble des mesures techniques mettant en oeuvre la Politique Commune de la Pêche. Elles ont lieu à huis clos dans une totale opacité institutionnelle.

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21 mars 2018 : Rencontre entre Emmanuel Macron et le Premier Ministre Néerlandais

Le 21 mars 2018, le Président Emmanuel Macron rencontrait le Premier Ministre néerlandais Mark Rutte. Lors d’une conférence de presse commune, en réponse à une question posée par un journaliste, le Président français a affirmé la position française, favorable à l’interdiction totale de la pêche électrique : « Je ne suis pas favorable à la pêche électrique. C’est un sujet très contentieux entre nos pêcheurs. Je sais aussi et ça a été prouvé, les dommages que cela crée sur les réserves halieutiques et je pense que la décision européenne a été une bonne décision. (…) On va trouver d’autres méthodes mais on le fera en toute intelligence pour préserver l’un et l’autre l’intérêt de nos pêcheurs. »

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25 mars 2018 : Un journaliste néerlandais dénonce le manque de recherche

Un journaliste néerlandais, Thomas Spekschoor, a eu accès au nombre de navires équipés d’électrodes qui participent à la recherche, année après année, aux Pays-Bas. Il dévoile l’imposture de la recherche dans un article publié dans le journal NOS. Alors que 84 licences ont été accordées aux Pays-Bas, ce sont au maximum 32 navires qui ont été impliqués dans des expériences de recherche.

« C’était une astuce pour obtenir des permis de pêche à des fins commerciales. En pratique, de nombreux navires ont pêché pendant des années sans qu’aucun scientifique ne soit jamais venu à bord. » écrit le journaliste.

26 mars 2018 :

L’industrie de la pêche Vissersbond répond à l’article paru dans NOS la veille. L’auteur justifie l’absence de recherche des navires pratiquant la pêche électrique. Il explique que les pêcheurs n’avaient d’autre choix que de demander des licences s’ils voulaient sauver leur industrie de la banqueroute. Ainsi le motif expérimental a bien été usurpé.

27 mars 2018 : La Commission européenne demande des explications aux Pays-Bas au sujet des licences accordées pour la recherche scientifique

Suite à l’article paru dans NOS montrant que la plupart des navires n’ont pas participé à des expériences, la Commission européenne demande aux Pays-Bas si la recherche a effectivement eu lieu. En effet, les licences accordées entre 2010 et 2014 étaient exclusivement destinées à la recherche scientifique.

27 mars 2018 : La Ministre néerlandaise de la pêche accuse la Commission d’avoir délivré des licences

A la demande de la Commission européenne, Carola Schouten, Ministre de la pêche aux Pays-Bas s’explique au sujet des licences accordées, alors que les navires n’étaient pas impliqués dans des expériences de recherche. Elle déclare : « même quand il est devenu clair que nos recherches scientifiques n’avaient pas démarré, la Commission a approuvé une troisième série de dérogations. » Elle blame ainsi la Commission européenne d’avoir délivré ces licences.

29 mars 2018 : Nouvelles justifications de la Ministre des Pays-Bas

Dans un courrier adressé au Parlement néerlandais, Carola Schouten explique que des expériences concernant la pêche électrique ont bien eu lieu. Elle justifie également qu’il n’y avait aucune obligation de mener des recherches pour les 22 licences octroyées entre 2007 et 2010. Elle contredit ainsi un Communiqué de presse de 2006 qui stipule le contraire.

« Les bateaux de pêche opérant dans les zones IVb et IVc seront autorisés à utiliser l’électricité pour la pêche à titre expérimental et moyennant le respect de conditions strictes. »

30 mars 2018 : Mobilisation de Nature & Découvertes contre la pêche électrique

Nature & Découvertes met en place des tablettes tactiles dans ses magasins afin que les clients puissent signer la pétition de BLOOM en faveur de l’interdiction de la pêche électrique.

4 AVRIL 2018 : Motion contre l’interdiction de la pêche électrique déposée aux Pays-Bas

Barry Madlener, un député néerlandais du ‘Party for freedom’ (Pvv) dépose une motion pour que le gouvernement refuse l’interdiction totale de la pêche électrique lors du trilogue.

10 AVRIL 2018 : rejet de la motion contre l’interdiction de la pêche électrique

La motion de Barry Madlener est rejetée à une large majorité.

13 avril 2018 : Réponse à la plainte du 2 octobre 2017

La plainte du 2 octobre 2017 portait sur l’illégalité de la majorité des licences de pêche électrique accordées aux navires néerlandais.

La Commission européenne informe avoir transmis la plainte de BLOOM à « EU Pilot », un système qui permettrait « un échange informel d’informations entre la Commission et l’Etat membre concerné ». Selon Claire Nouvian, cette « pseudo-procédure » permet surtout de gagner du temps et d’éviter de lancer formellement une procédure d’infraction envers les Pays-Bas alors que la Commission disposait de 12 mois à partir du dépôt de plainte pour décider des suites à donner. « Lorsqu’au bout de six mois, la Commission nous répond qu’elle a transmis notre plainte vers un dispositif dont le but affiché est « d’éviter, si possible, le lancement d’une procédure d’infraction », l’institution qui est supposée être la « gardienne » du Traité de l’Union européenne, avoue quasiment publiquement son parti pris pour ceux qui piétinent le droit européen. C’est un acte de mépris pour les citoyens et pour la démocratie. Cette position de l’exécutif européen au moment des négociations de Trilogue qui doivent décider ou non l’interdiction de la pêche électrique en Europe est scandaleuse. »

Lire la réponse de la Commission à la plainte du 2 octobre 2017

15 avril 2018 : BLOOM publie une mise à jour du document de plaidoyer contre la pêche électrique

Les recherches approfondies de BLOOM ont permis de mettre à jour le document de plaidoyer publié en janvier 2018. Cette nouvelle version tient compte des révélations concernant le scandale politique et financier mis en lumière dans la campagne de BLOOM (version uniquement en Anglais).

16 avril 2018 : BLOOM porte une nouvelle fois plainte contre les Pays-Bas

BLOOM interpelle la Commission européenne à propos d’un manquement élémentaire du gouvernement néerlandais au droit européen : les Pays-Bas sont la seule nation de pêche importante en Europe à ne pas avoir publié les aides publiques qui ont été allouées à ses flottes entre 2007 et 2014. Cette période correspond au développement illégal, illégitime et abusif de la pêche électrique avec 84 licences accordées au titre de la ‘recherche’.

Lire notre plainte

Lire notre Communiqué

16 avril 2018 : BLOOM demande à la Commissaire européenne d’être impartiale

Dans un courrier adressé à Karmenu Vella, Commissaire européen, BLOOM demande à la Commission d’agir de façon impartiale et de « prendre toutes les mesures nécessaires » pour s’assurer que les Pays-Bas respectent les règles communautaires, qu’il s’agisse de l’application de la loi à propos du nombre de licences ou des règles de transparence financière sur l’usage des fonds publics européens.

17-19 avril 2018 : Réunion du WGELECTRA, le groupe de travail sur la pêche électrique

Pendant trois jours, des scientifiques se sont réunis pour discuter des recherches qui concernent la pêche électrique. Pour la première fois, un scientifique de l’Ifremer était présent. BLOOM a appris plusieurs informations.

Les questions préoccupantes ne seront pas traitées :

  • aucune étude n’est prévue concernant l’impact de l’électricité sur les oeufs de soles.
  • aucune étude socio-économique sur les flottilles étrangères n’est envisagée.

BLOOM s’inquiète également de l’encadrement de la pêche électrique. Nous avons eu la confirmation que la boîte noire mise en place sur les navires permet d’enregistrer le voltage mais pas la fréquence utilisée. Or ce paramètre peut rendre l’engin plus efficace et donc plus dangereux. C’est la raison pour laquelle la Chine a gravement endommagé ses écosystèmes avant d’interdire la pêche électrique en 2000.

BLOOM attend le rapport de cette réunion afin d’en faire une analyse plus fine.

21 avril 2018 : Claire Nouvian était l’invitée d’Ushuaïa TV

L’émission de 30 min portait principalement sur les combats de BLOOM et la pêche électrique. Claire Nouvian a répondu aux questions des journalistes sur le plateau.

24 avril 2018 : La Commission européenne accuse réception de la plainte du 16 avril 2018

BLOOM reçoit un courrier électronique informant de la bonne réception de notre seconde plainte contre les Pays-Bas. Elle portait sur la non-publication des données de subventions allouées à leur flotte de pêche entre 2007 et 2014.

30 AVRIL 2018 : Claire Nouvian est invitÉe SUR LE plateau de « C politique, le débat » qui a eu lieu en direct

4 mai 2018 : Publication d’une étude au protocole très controversé

L’Institut belge de recherche agricole et halieutique (ILVO) a cherché à étudier les impacts du courant électrique sur les œufs et les larves de soles. Mais le protocole présente des défauts fondamentaux et une méthodologie douteuse. Par exemple, les échantillons ont été contaminés par un champignon et l’expérience s’est poursuivie en traitant les oeufs avec un produit. L’ILVO a publié des données extravagantes affirmant que l’électricité augmentait la survie des embryons. Le journal le Telegraaph s’est emparé de répandre la nouvelle aux Pays-Bas que l’électricité n’avait pas d’impact sur les stocks de poissons. L’eurodéputé Peter van Dalen a déclaré que le Parlement européen avait fait une erreur en votant pour l’interdiction de la pêche électrique en janvier dernier.

7 mai 2018 : Rencontre entre les pêcheurs artisans des Hauts-de-France et Yannick Jadot

L’Eurodéputé Yannick Jadot a accompagné les fileyeurs des Hauts-de-France pour une sortie de nuit en mer du Nord. Le thème principal concernait la pêche électrique qui met en danger les écosystèmes et les emplois des pêcheurs artisans. Yannick Jadot a interpellé Emmanuel Macron, Nicolas Hulot et Stéphane Travert afin que la France respecte ses engagements et défende l’interdiction de la pêche électrique sur la scène européenne.

15 mai 2018 : Le Commissaire européen Karmenu Vella est auditionné devant le Parlement

A la question de l’eurodéputé néerlandais Peter van Dalen, le Commissaire européen a déclaré lors de cette audition :

« Concernant la pêche électrique, j’étais présent pour la discussion parlementaire. Pour être honnête, je pense que la discussion était, encore une fois, plus politique que scientifique. Pourquoi suis-je en train de dire ça ? Parce que nous avons des évaluations scientifiques et que les évaluations scientifiques sont très claires. Encore une fois, nous pouvons être cohérents si l’approche se fait par la science. Je ne pense pas que nous puissions être très cohérents si l’approche est politique. Mais, encore une fois, j’ai pris note de la position du Parlement européen à ce sujet. »

Cette réponse montre tout le soutien du Commissaire au lobby de la pêche. En effet, les résultats sont détournés : les études scientifiques ont montré que l’électricité est néfaste pour les oeufs de cabillauds (éclosion retardée, mortalité accrue chez les larves), fractures et hémorragies chez les grands cabillauds, taux de rejets des espèces accessoire élevé (50-70%).

23 mai 2018 : BLOOM appelle les citoyens à se mobiliser en interpellant le Président Emmanuel Macron

Depuis notre victoire collective au Parlement européen en janvier 2018, la France s’est prononcée en faveur d’une interdiction définitive de la pêche électrique, par la voix même du Président de la République. Or pour le moment, nos services diplomatiques ne font rien pour gagner ce combat européen ! BLOOM lance une BD pour comprendre ce qui se trame au niveau européen. Les citoyens peuvent envoyer un mail et un tweet destinés au Président, ou partager un post Facebook.

Interpeller le Président Emmanuel Macron ici

Lire la BD de Capucine Dupuy et Terreur Graphique ici

30 mai 2018 : Publication du rapport du WGELECTRA, le groupe de travail sur la pêche électrique

Des scientifiques qui travaillent sur la thématique de la pêche électrique s’étaient réunis du 17 au 19 avril 2018. Ils ont évalué les travaux de recherches menées par deux instituts : l’ILVO (Belgique) et l’Université de Wageningen (Pays-Bas). Ils ont dressé l’état des connaissances concernant la pêche électrique. Dans ce rapport, les auteurs listent entre autres les questions qui n’ont pas été abordées, notamment les effets de l’électricité à long terme et l’impact social sur les flottilles étrangères (chaluts et pêche côtière).

30 mai 2018: Publication d’un avis du CIEM suite à la demande spéciale des Pays-Bas

Cet avis fait suite à une demande spéciale des Pays-Bas auprès du CIEM (Conseil international pour l’exploitation de la mer). La question posée consiste à comparer les « effets écologiques et environnementaux des chaluts qui pêchent à l’électricité avec les chaluts à perche traditionnels lorsque la sole est capturée dans la limite de son TAC (taux admissible de capture). »

La question est très orientée car il s’agit de comparer la pêche électrique à l’une des méthodes les plus destructrices. Elle ignore de plus les impacts sociaux.

L’avis scientifique du CIEM est particulièrement choquant parce que la science sert si ostensiblement des objectifs politiques qu’elle contredit la mission même de cet organisme scientifique international.

4 juin 2018: BLOOM analyse l’avis du CIEM et produit une critique détaillée

Rien de nouveau dans ce rapport, mais de nombreuses données ont été soigneusement sélectionnées pour permettre de qualifier la pêche électrique de « durable ». La science européenne a clairement besoin d’un processus de contrôle pour éviter d’être si grossièrement instrumentalisée à des fins politiques. Les citoyens ont le droit d’attendre plus d’intégrité et d’indépendance des institutions scientifiques et politiques européennes.

> lire notre analyse de l’avis du CIEM

4 juin 2018 : 25 ONG et associations de pêcheurs publient une position commune pour demander l’interdiction de la pêche électrique

Une coalition d’acteurs de la société civile et de professionnels de la pêche publie une position commune, envoyée à tous les décideurs de l’UE. Ces 25 organisations attendent des scientifiques, des États membres et de la Commission européenne qu’ils soient guidés par l’intégrité et l’impartialité lorsqu’ils prennent des décisions publiques, afin de défendre l’intérêt général contre les intérêts privés et de respecter les engagements européens pris en faveur de la restauration des écosystèmes marins, de la biodiversité, et du maintien de la pêche artisanale.

Lire cette position commune des 25 organisations de pêcheurs et ONG environnementales

4 juin 2018 : BLOOM demande à l’Ifremer de publier un rapport confidentiel qui étudie la mortalité des larves de bars en raison d’une fuite de courant électrique

L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) a produit un rapport d’expertise en 2016 à la suite de mortalités importantes de larves de bar de la société Aquastream située à Plœmeur dans le Morbihan. Cette écloserie française bénéficiait d’un savoir-faire unique et fournissait de nombreux clients dans plusieurs pays, essentiellement situés autour du bassin méditerranéen. Elle a malheureusement été placée en liquidation judiciaire en 2017 à la suite de pertes importantes liées à des mortalités de larves de bar. Il semblerait que ces mortalités importantes aient été dues à la présence de faibles courants électriques dans les bassins.

> Lire notre actualité et notre demande à l’IFREMER

7 juin 2018 : Claire Nouvian était invitée sur le plateau de Paris Direct

Claire Nouvian était l’invitée de Pauline Paccard sur FRANCE 24. Elle rappelle le combat de BLOOM contre le chalutage profond et la pêche électrique. Visionnez en replay son interview.

7 juin 2018: les eurodéputés Peter van Dalen et Annie Schreijer attaquent BLOOM

Les eurodéputés Peter van Dalen et Annie Schreijer ont entamé une procédure afin d’interdire à BLOOM l’accès au Parlement européen. Ils accusent BLOOM de répandre des mensonges concernant notre campagne pour l’interdiction de la pêche électrique. Ces lobbies de l’industrie essaient de nous décrédibiliser alors que des négociations de Trilogue devront avoir lieu dans les prochains jours.

Peter van Dalen détourne les avis scientifiques et nous avons répondu sur Twitter à ses attaques.

11 juin 2018 : VOTE EN COMMISSION PECH POUR S’OPPOSER À L’EXTENSION DE LA PÊCHE ÉLECTRIQUE DANS DES ZONES DE PROTECTION

En matière de pêche électrique, la Commission européenne continue de réserver son lot de surprises. A travers un acte délégué daté du 2 mars 2018, elle a proposé d’autoriser les chaluts qui pêchent à l’électricité, dans des zones de protection en Manche et mer du Nord. Elle utilise une paraphrase peu claire pour décrire les chaluts électriques : “engin de pêche alternatif ayant un impact sur les fonds marins”.

Dans une session extraordinaire de la Commission PECH du Parlement européen qui s’est tenue le 11 juin 2018, l’eurodéputé Alain Cadec a proposé une résolution visant à rejeter cet acte délégué. Il considère que « cette définition serait alors en contradiction avec le mandat de négociation adopté le 16 janvier 2018 par le Parlement. »

La proposition de résolution a été plébiscitée et votée à une majorité écrasante de 18 contre 3 en Commission PECH. Les eurodéputés ont ainsi réaffirmé leur volonté de voir cette technique bannie des eaux européennes et ils envoient un message clair et fort pour le prochain trilogue prévu le 19 juin.

Les 751 députés voteront en plénière le 14 juin pour décider s’ils adoptent la proposition de résolution d’Alain Cadec.

13 juin 2013 : BLOOM et 22 organisations DEMANDENT L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE EUROPÉENNE POUR SUSPICION DE FRAUDE

23 organisations environnementales et représentants de pêcheurs de France, d’Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni demandent à l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) d’ouvrir une enquête sur la pêche électrique néerlandaise pour suspicion de fraude.

> Lire notre demande d’enquête auprès de l’OLAF

Les signataires de cette demande d’enquête mettent en cause la légalité des subventions allouées à la pêche électrique à plusieurs titres :

  1. La pêche électrique a été développée sous prétexte de « recherche scientifique » mais aucune recherche spécifique n’a été menée ;
  2. Les règlements de l’Union européenne en vertu desquels les subventions publiques ont été attribuées stipulent explicitement que les fonds publics ne doivent pas entraîner une augmentation de l’effort de pêche, c’est pourtant le cas de la pêche électrique ; et
  3. Les lois communautaires exigent également que, si des activités de pêche se déroulent pendant la conduite de la recherche scientifique, la valeur des captures doit être reversée aux autorités publiques pour éviter que la recherche scientifique soit utilisée aux fins de générer des profits indus.

> Lire notre communiqué de presse

13 juin 2018 : BLOOM lance une plateforme européenne afin que les citoyens interpellent leur gouvernement

Les citoyens européens de 25 pays peuvent interpeller leur gouvernement en envoyant un tweet, un post Facebook et un email via notre plateforme afin de demander l’interdiction totale et définitive de la pêche électrique. Cette initiative est soutenue par 27 organisations (ONG et pêcheurs).

> Interpellez le gouvernement sur la plateforme https://stopelectricfishing.org/

13 juin 2018 : Réunion au CNPMEM à Paris avec le lobby de la pêche industrielle néerlandaise

Il s’agirait d’une « opération séduction » de la part des Néerlandais. La pêche électrique n’aurait pas été abordée au cours de cette réunion entre le Comité national des pêches et les lobbies de l’industrie néerlandaise. Une occasion manquée pour le CNPMEM de défendre les artisans pêcheurs qui sont mobilisés contre cette technique de pêche. Une fois encore, les pêcheurs artisans ne sont pas soutenus par ceux qui sont censés représenter leurs intérêts.

14 Juin 2018 : Claire Nouvian est invitée sur le plateau de 28 minutes pour parler des combats de BLOOM

« On remet en cause un modèle économique qui attaque les poissons, les emplois. Alors oui, on va continuer à se battre! »

> Revoir l’émission en replay

14 juin 2018 : un fileyeur de Dunkerque retrouve ses filets ravagés

Ce sont 4 km de filets qui ont été retrouvés détruits par un fileyeur de Dunkerque. Le propriétaire soupçonne un chalutier qui pêche à l’électricité d’être responsable de ce sabotage comme en attesteraient les données GPS. Ce n’est pas la première fois que les artisans pêcheurs reçoivent des intimidations car ces dernier sont très mobilisés pour faire interdire la pêche électrique en Europe. Ils se battront pour la survie de leur métier.

14 juin 2018: Vote en plénière de la résolution visant à rejeter l’acte délégué de la Commission européenne qui aurait permis de pratiquer la pêche électrique dans des zones de protection.

La proposition de résolution de l’eurodéputé Alain Cadec est plébiscitée par les eurodéputés qui ont massivement voté en sa faveur par 484 voix contre 77. Le Parlement réaffirme ainsi sa volonté d’interdire la pêche électrique en Europe. Plusieurs eurodéputés dont Frédérique Ries, Alain Cadec et Isabelle Thomas ont partagé la nouvelle sur les réseaux sociaux.

> Lire le communiqué de presse de Guillaume Balas, Edouard Martin et Isabelle Thomas

14 juin 2018: BLOOM demande au 1er ministre néerlandais Mark Rutte de publier les données de subventions allouées à la flotte de pêche aux Pays-Bas

À la suite de notre plainte contre les Pays-Bas et de notre demande collective à l’Office de lutte antifraude de l’UE d’enquêter sur les fraudes potentielles dans le secteur de la pêche électrique, BLOOM demande au Premier ministre Mark Rutte d’arbitrer en quatre points de transparence.

> Lire notre courrier (en Anglais)

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