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Non respect des avis scientifiques pour les quotas d’espèces profondes

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La négociation des quotas d’espèces profondes s’est terminée par un non respect flagrant des recommandations scientifiques émises par les organes d’experts européens. Le document du Conseil de l’Union européenne détaillant les allocations de quotas indique ainsi que le Ministre Alain Vidalies, dont on pouvait attendre qu’il soit plus respectueux de la science et plus visionnaire pour l’environnement, a cédé à la pression des lobbies des industriels de la pêche.

Les principales espèces profondes pêchées par les Français ont été épargnées par rapport aux baisses de quotas qui avaient été proposées par la Commission (dont la proposition était pourtant elle-même moins ambitieuse que les baisses prônées par les chercheurs !).

Voir le tableau page 8 :
Le sabre noir dans les zones V, VI, VII et XII
Réduction du TAC proposée par la Commission -20% pour 2015 et – 20% pour 2016.
Décision du Conseil : réduction de 8% seulement.
Les quotas proposés pour les Français auraient dû être de 5711 tonnes, ils ont été de 7006 tonnes.

Cela contredit les avis scientifiques analysés par BLOOM en amont du Conseil.

Pour le grenadier de roche dans les zones Vb, VI, VII, le Conseil a suivi les recommandations de la Commission européenne qui malheureusement n’a pas tenu compte des recommandations de son propre organe scientifique (le CSTEP). Cela indique peut-être que le lobbying des industriels pour influencer le processus de quotas est intervenu plus tôt dans la chaîne de décision.

Lire le communiqué de presse à ce sujet de BLOOM du 3 octobre 2014 ici : les ministres européens de la pêche ne doivent pas répéter les erreurs du passé sur les quotas d’espèces profondes.

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