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Journée nationale du thon rouge : les pêcheurs se mobilisent

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Le thon rouge cristallise depuis des années les tensions causées par une répartition absurde et inéquitable des quotas de pêche : cette année encore, 22 thoniers basés en Méditerranée vont rafler 80% du quota national de thon rouge en toute légalité, alors que des centaines de petits pêcheurs n’auront le droit d’en capturer aucun.

> Revoir le Cash investigation « Gros poissons en eaux troubles » du 5 février 2019

Las de cette situation inique et désireux de rétablir la justice, un collectif de pêcheur a lancé le 26 mai 2020, la première journée nationale du thon rouge. Leur but ? Alerter les citoyens et décideurs politiques sur l’accaparement du quota de thon rouge par une poignée d’industriels, au détriment de la petite pêche côtière. Cette journée du 26 mai correspond également au début de la campagne de pêche des thoniers senneurs pointés du doigt. À commencer de ce jour, ils ne mettront qu’une grosse semaine pour capturer l’intégralité de leurs quotas, soit 4 781 tonnes.

« Nous n’avons rien contre les autres métiers qui ciblent le thon rouge. Nous disons simplement que cette richesse doit profiter au plus grand nombre. Nous avons la chance d’avoir un stock qui se porte bien et un quota qui a augmenté ces dernières années« , explique Pierre Morera, pêcheur depuis 30 ans dans le Var.

Ces industriels sont le paradigme d’un modèle absurde dont l’unique objectif est d’enrichir une poignée de bateaux, sans considération pour l’environnement, la sécurité alimentaire et la survie de la petite pêche côtière. Il prend sa source dans la gestion opaque des quotas par les les organisations de producteurs (OP) qui favorisent le clientélisme.

> Retrouvez le portrait de petits pêcheurs qui dénoncent ce système inique sur le site de la Plateforme de la Petite Pêche.

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