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Funérailles interdites : le pouvoir à la botte de l’industrie néerlandaise

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La sentence est tombée, irrévocable. Les Funérailles de la pêche artisanale, co-organisées par BLOOM, LIFE, la Plateforme de la Petite Pêche et Pleine Mer et qui devaient réunir de nombreux pêcheurs et citoyens pour dénoncer le baptême du chalutier géant SCOMBRUS de 81 mètres, ont été interdites par arrêté préfectoral. La raison officiellement invoquée est le risque de trouble à l’ordre public, ce qui est pour le moins curieux pour un événement s’annonçant pacifique. Notre analyse est toute autre, puisque le bruit court, y compris en provenance du principal protagoniste France Pélagique, que des menaces auraient été reçues. Pourtant, aucune plainte n’a été déposée, ni aucune menace repérée sur les réseaux sociaux. « Dans la droite lignée de l’arrivée sous escorte de la gendarmerie maritime du SCOMBRUS à Concarneau hier, et de sa zone d’amarrage surveillée par les forces de l’ordre et interdite d’accès, la préfecture du Finistère se met à son tour au service des intérêts privés néerlandais » s’offusque Frédéric Le Manach, directeur scientifique de BLOOM. « C’est un scandale de détourner ainsi nos impôts et nos services publics pour bâillonner la parole des pêcheurs artisans français et des citoyens. Le signal envoyé aux citoyens et aux pêcheurs est très mauvais, et cette décision ne risque certainement pas d’apaiser les tensions entre les pêcheurs artisans et leurs fossoyeurs, État inclus » continue Charles Braine, Président de Pleine Mer.

Notre conférence de presse est maintenue à 11h, le 25 septembre, au bar le Quai des Iles, 19 quai Carnot à Concarneau.

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