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Consommation de produits de la mer : une dépendance des populations côtières

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Une nouvelle étude souligne la très forte dépendance des communautés côtières  aux ressources marines (« poissons » ci-après), les rendant vulnérables face aux changements climatiques.

LES POISSONS : BASE DE L’ALIMENTATION DES POPULATIONS CÔTIÈRES INDIGÈNES

Alors que la consommation mondiale moyenne est de 19 kg de produits de la mer par personne par an, les populations côtières en consommeraient au minimum 74 kg (voir figure). Leur dépendance aux ressources marines est telle, que ces populations s’opposent traditionnellement à la recherche quantitative dans leur région, car celle-ci sert dans la majorité des cas à créer des régulations restreignant leurs droits.

CRÉATION D’UNE BASE DE DONNÉE MONDIALE DE COMMUNAUTÉS DÉPENDANTES DE LA PÊCHE

Les auteurs de l’étude ont construit une base de données de plus de 1 900 communautés consommant à elles seules 2,1 millions de tonnes poisson par an (voir figure ci-après). Ces communautés incluent des groupes indigènes reconnus, des groupes minoritaires auto-identifiés, et des petits états insulaires en développement. Elles partagent toutes des histoires similaires de marginalisation, de connexions sociales profondes et de liens culturels avec l’environnement marin.

IMPORTANCE DE PROTÉGER LES RESSOURCES MARINES

L’océan fournit une source alimentaire vitale et une sécurité économique pour ces communautés côtières, tout en formant leur héritage culturel et des valeurs spirituelles depuis des millénaires. Cependant, les changements climatiques ont déjà des impacts sur l’océan et donc sur ces communautés. Des changements de distribution des populations de poissons dus aux variations climatiques – impliquant généralement une expansion vers les pôles des espèces qui vivent dans les eaux chaudes (voir le Le-petit-guide-Océan-Climat de BLOOM) ont déjà des conséquences sur la pêche dans certaines régions.

Cette étude souligne la nécessité de considérer l’identité culturelle des communautés indigènes côtières lors des discussions portant sur la gestion des ressources marines ainsi que leur vulnérabilité grandissante face aux changements climatiques.

SOURCES

Publication d’origine : http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0166681

http://phys.org/news/2016-12-seafood-consumption-higher-indigenous-non-indigenous.html

http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2008/1000876/index.html

 

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