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L’acidification de l’océan: « faux problème » pour les climato sceptiques

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Alors que des centaines de publications scientifiques démontrent que l’acidification de l’océan est bien réelle, un journaliste britannique affichait des doutes en avril dernier dans un article intitulé « L’acidification des océans : un autre pilier de l’alarmisme climatique » .

En 2017, certains doutent encore des changements climatiques

Dans un article publié dans the Spectator en avril 2016, un journaliste exprimait clairement son scepticisme quant à la communication faite autour de l’acidification de l’océan, qu’il trouve « alarmiste ». Pour lui, les études scientifiques sur ce « faux-problème » seraient un gâchis d’argent public, et la seule raison pour laquelle elles auraient été financées aurait été le manque de preuves concrètes du réchauffement climatique. L’acidification de l’océan aurait donc été utilisée comme solution de repli… no comment!

–> Lisez le chapitre sur l’acidification de l’océan (p6) de notre «petit guide pour éviter de dire de grosses bêtises», sur les relations entre l’océan et le climat.

Les preuves sont pourtant nombreuses

L’acidification de l’océan est pourtant avérée et personne n’en doute dans la communauté scientifique. Dans son cinquième rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) – regroupant 2500 experts scientifiques – démontre que le pH de l’océan a fortement diminué depuis le début de l’ère industrielle.

De plus, le GIEC explique que « les émissions anthropiques de CO2 sont la cause principale des changements observés dans la chimie du carbone des eaux de surface » .

Journaliste et climato sceptique : quel est le problème ?

Un éditorial (pdf en anglais) intitulé « Climat de peur » (Climate of fear) publié en 2010 soulignait le fait que de nombreux scientifiques se sentent désemparés face au jeu des climato sceptiques avec les médias. Selon l’auteur de cet éditorial, certains de ces derniers jouent en effet un rôle primordial dans la désinformation ambiante. Publier des « fausses vérités » ne servant que les lobbies industriels et leurs soutiens politiques en dépit de preuves avérées et de l’intérêt de la société représente une faute grave de la part de ces journalistes et éditeurs.

Au final, les chercheurs doivent redoubler d’efforts pour faire passer leur message, appuyé par des faits, quand certains médias peu scrupuleux « se nourrissent d’histoires anticonformistes et prennent rarement le temps de vérifier les faits et d’examiner les preuves« .

Pensez-donc aussi à vérifier les sources de vos lectures !

 

–> Lisez la lettre ouverte aux journalistes de Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil en énergie-climat :

https://www.manicore.com/documentation/climatosceptiques.html

–> Lisez cet article sur les climato sceptiques chez les politiques :

http://www.marianne.net/sarkozy-trump-populisme-climatosceptique-strategie-campagne-100245777.html

 

Sources :

https://theconversation.com/science-loses-out-to-uninformed-opinion-on-climate-change-yet-again-70924

 

 

 

 

 

 

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