BLOOM Hong Kong

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L’asie, une zone stratégique

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L’Asie est une zone d’action stratégique pour la conservation marine : c’est là que sont pêchés, transformés, consommés et exportés une grande partie des poissons.[1] C’est aussi en Asie que la pression démographique sur le littoral est la plus forte.[2]

Pourtant, il n’y existe presque aucun programme dédié à la conservation marine. BLOOM a listé un grand nombre de problèmes pressants méritant d’y être adressés de façon ambitieuse, globale et stratégique.

Pourquoi être présent à Hong Kong ?

Hong Kong en particulier offre un bilan environnemental catastrophique rarement égalé. Les eaux de Hong Kong, autrefois peuplées de raies manta, de tortues vertes et de requins-marteau ont été exploitées jusqu’à l’effondrement des pêches et de la productivité de l’écosystème. Au début du 21ème siècle, le poids moyen des poissons capturés à Hong Kong était de 10 grammes, soit trois fois plus légers qu’un moineau. En outre, ce qui provient des eaux de Hong Kong est chargé de toxines et de métaux lourds. BLOOM a donc décidé de commencer par déployer ses actions sur ce territoire et un bureau y est créé début 2009.

Une consommation non durable

Les habitudes de consommation de produits de la mer des Asiatiques, et particulièrement des Chinois de Hong Kong, sont hautement non durables. L’empreinte marine de Hong Kong est alarmante : la consommation par an et par habitant de produits de la mer est de 62 kg alors que la moyenne mondiale est de 16,4 kg. Malgré une surface maritime importante, Hong Kong doit importer 90% des produits de la mer qui sont consommés chaque année. A Hong Kong, plus que n’importe où ailleurs, le choix abondant de poissons cache les coûts réels qui sont en jeu.

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Les services cachés de la nature, les coûts réels pour l’environnement

Il résulte de ces ratios-record que la consommation hong kongaise de poissons (particulièrement les requins, les mérous, les labres et les vivaneaux) excède de beaucoup les niveaux de production durables des pêcheries. La ville de Hong Kong s’approprie à elle seule environ 25% de la capacité biologique de production des poissons de récifs de toute l’Asie du Sud-Est. Et tandis que Hong Kong est le plus grand importateur mondial d’ailerons de requins, certaines espèces de squales sont au bord de l’extinction (jusqu’à 99,99% de déclin pour certaines espèces en Méditerranée).

Une action centrée sur les requins

A Hong Kong, BLOOM centre son action sur les requins en remplissant une mission d’éducation des enfants et du public, en collaborant avec les partenaires privés visionnaires, ayant compris que le monde avait basculé dans une crise écologique sans précédent et que celle-ci frapperait en première instance les sociétés non préparées.

Après une longue collaboration avec l’Université de Hong Kong et une étude approfondie des habitudes de consommation de requins à Hong Kong (lire l’étude Survey on shark consumption habits and attitudes in Hong-Kong_April 2011), BLOOM a mené une campagne d’information auprès des hôtels de luxe pour les convaincre de cesser de servir des produits issus de requins.

Trois ans seulement après son ouverture à Hong Kong, les actions de BLOOM ont été couronnées d’un immense succès (cliquer ici pour voir les impacts de la campagne de BLOOM Hong Kong en anglais ).

Pour en savoir plus sur les actions de BLOOM en faveur de la protection des requins

Références

[1] FAO (2014) La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture — Possibilités et défis. Organisation des Nations unies pour la pêche et l’aquaculture (FAO), Rome (Italie). xv + 255 p.

[2] 40% de la population mondiale vit à moins de 100 km de l’océan. Voir : UNESCO (2011) A blueprint for ocean and coastal sustainability – An inter-agency paper towards the preparation of the UN Conference on Sustainable Development (Rio+20). Intergovernmental Oceanographic Commission of United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO), Paris (France). 42 p. C’est aussi en Asie que les densités de population sont parmi les plus élevées au monde.

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