La campagne de BLOOM

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Retrouvez ici la chronologie de notre campagne jusqu’à la victoire, ensemble !

2016

4 octobre 2016 : BLOOM demande au Comité national des pêches de co-porter une demande de moratoire

Dans une lettre, BLOOM demande au Comité national des Pêches maritimes (CNPM) de soutenir avec nous une position forte contre la pêche électrique au niveau européen, en raison de nos craintes quant à l’impact environnemental de cette technique. Nous n’avons jamais reçu de réponse du Comité.

2017

24 février 2017 : Ségolène Royal demande un moratoire sur la pêche électrique à la Commission européenne

Dans sa lettre adressée au Commissaire européen à la pêche, Karmenu Vella, Ségolène Royal plaide pour une interdiction de cette technique destructrice au niveau européen.

21 juin 2017 : BLOOM pourfend la pêche électrique au Parlement

Grâce au lobbying ultra-efficace des Pays-Bas, une conférence était organisée au Parlement européen mercredi 21 juin 2017 sur la question de la pêche électrique. BLOOM y était et avait préparé une petite allocution, que vous pouvez retrouver ici.

2 octobre 2017 : BLOOM porte plainte contre les Pays-Bas

La campagne de BLOOM démarre publiquement le 2 octobre 2017 lorsque nous portons plainte auprès de la Commission européenne contre les Pays-Bas pour dérogations illégales et illégitimes.

-> Voir l’impact médiatique à propos de notre plainte contre les Pays-Bas.

9 octobre 2017 : Tweet de Stéphane Travert et Ségolène Royale retweet une publication de BLOOM contre la pêche électrique

19 octobre 2017 : Question prioritaire à la Commission

Pascal Durand (EELV) dépose une question prioritaire à la Commission pour obtenir un éclaircissement rapide quant aux problèmes de licences illégales que notre plainte a mis à jour. La Commission dispose de trois semaines pour répondre mais n’a pas respecté le délai officiel (9 novembre). Elle répond finalement fin novembre 2017 pour dire qu’elle étudie la plainte de BLOOM.

La réponse de la Commission à Pascal Durand est publiée le 27 novembre (voir ci-dessous).

2 novembre 2017 : pétition contre la pêche électrique

BLOOM lance une pétition contre la pêche électrique, qui devait être signée avant le 21 novembre 2017, date à laquelle les députés européens de la Commission de la pêche du Parlement européen devaient s’exprimer sur le sujet. 90 000 signatures sont collectées !

Notre campagne

8 novembre 2017 : lettre des pêcheurs artisans européens aux eurodéputés  

La plateforme de pêcheurs artisans « LIFE » (Low Impact Fishers of Europe) adresse un courrier aux eurodéputés leur demandant de ne pas assouplir le cadre légal actuel de pratique de la pêche électrique.

8 novembre 2017 : le député constructif Paul Christophe pose au Question au gouvernement

Dans cette QAG, Paule Christophe s’adresse au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Stéphane Travert au sujet de la pêche électrique afin de savoir quelle position la France défendra face aux lobbys néerlandais et comment le gouvernement compte protéger les marins-pêcheurs.

14 novembre 2017 : réunion des rapporteurs fictifs au Parlement

Réunis à Strasbourg pour une session plénière, les eurodéputés de la Commission de la Pêche du Parlement se sont réunis pour discuter du Règlement « Mesures techniques » qui fixera la volonté de la Commission sur la pêche électrique avant que le Règlement soit voté en plénière.

14 novembre 2017 : l’ancien ministre des pêches britannique appelle le Royaume-Uni à faire interdire la pêche électrique avant le Brexit

Lors d’un débat parlementaire à Westminster, l’ancien ministre des pêches britannique Richard Benyon termine son discours par : Pour terminer, je voudrais vous demander, s’il vous plaît, pour les derniers mois qu’il nous reste à passer dans l’UE, de nous assurer que la pêche électrique soit interdite. […]« .

Tribune - Le Monde15 novembre 2017 : tribune de personnalités scientifiques et politiques dans Le Monde

Une tribune dans « Le Monde » signée de Ségolène Royal, Richard Benyon, d’illustres scientifiques européens et d’eurodéputés appelle l’Union européenne à bannir de manière définitive ce mode d’exploitation des ressources marines.

Selon les signataires, « accepter le développement de la pêche électrique serait aussi l’aveu d’un échec : le constat qu’il n’y a plus assez de poissons pour que les pêcheurs remplissent leurs filets sans recourir à des artifices de plus en plus sophistiqués et performants. »

15 novembre 2017 : La pêche électrique et BLOOM au JT de 20h de France 2

« Polémique : faut-il bannir la pêche électrique ? France 2 s’intéresse à la pêche électrique. Une technique encore méconnue, mais qui fait déjà débat. »

16 novembre 2017 : Le lobby néerlandais provoque la colère des pêcheurs britanniques

Lors d’une réunion officielle organisée à Londres le 16 novembre par le lobby de la pêche néerlandaise VisNed à laquelle BLOOM était présente, plusieurs représentants de pêcheurs artisans anglais ont hurlé leur colère à Pim Visser et aux chercheurs qui l’accompagnaient en les accusant de provoquer la mort de leurs activités, leur banqueroute et de nettoyer l’océan de façon radicale avec leur méthode de pêche terrible.

BLOOM a pris la parole pour rappeler que les licences accordées aux chalutiers électriques néerlandais étaient illégales et qu’il était inadmissible que la Commission européenne s’affiche ouvertement en faveur d’un lobby industriel. (Voir notre plainte déposée auprès de la Commission européenne).

En outre, nous avons interpellé le représentant du lobby VisNed pour lui demander l’accès à la liste des bénéficiaires du Fonds européen à la pêche (FEP), qui a couvert la période 2007 à 2015. Les Pays-Bas figurent parmi les quelques pays (Bulgarie, Lituanie, Malte, Pologne et Portugal) qui n’ont pas publié cette liste qui permettrait pourtant de savoir si les bateaux néerlandais équipés de chaluts électriques pendant cette période ont touché des fonds publics européens.

19 novembre 2017 : Claire Nouvian invitée du débat de C Politique sur France 5

C Politique a réalisé un reportage sur la pêche électrique (à partir de 1h06’07 »), montrant les effets dévastateurs de cette technique pour les pêcheurs du Nord de la France. Claire Nouvian était ensuite invitée en plateau pour le débat.

21 novembre 2017 : la pétition de BLOOM recueille plus de 84 000 signatures avant le vote en Commission de la pêche !

La barre des 84 000 signataires a été franchie quelques minutes avant le début du vote sur le Règlement Mesures Techniques en Commission PECH du Parlement européen. Plusieurs eurodéputés ont reçu la pétition au Parlement : Yannick Jadot (Verts/ALE), Anja Hazekamp (GUE, Pays-Bas), Karima Delli (Verts/ALE), Marco Affronte (Verts/ALE, Italie), Pascal Durand (Verts/ALE) et Nathalie Griesbeck (ALDE). On retrouve les groupes politiques qui sont montés au front pour gagner contre la pêche profonde. Le même tour de force doit être répété. Merci à tous nos soutiens signataires de la pétition.

Remise pétition pêche électrique

BLOOM remet la pétition aux eurodéputés champions de notre campagne contre la pêche électrique

21 novembre 2017 : vote de la Commission de la pêche du Parlement européen – Victoire des lobbies contre les citoyens

Les 27 députés membres de la Commission PECH ont voté pendant près de deux heures les 750 amendements apportés au Règlement Mesures Techniques, qui met en œuvre les objectifs et ambitions de la Politique commune de la pêche. L’ensemble du vote a été terriblement mauvais pour l’avenir des eaux européennes mais les votes portant sur les quelques amendements concernant la pêche électrique ont été particulièrement désastreux. Les lobbies néerlandais ont obtenu tout ce qu’ils voulaient.

Dans le détail : 23 eurodéputés contre 3 ont approuvé un compromis politique (le compromis n°10 sur l’article 24) permettant :

  • D’opérer un glissement sémantique dangereux en qualifiant la pêche électrique d’engin « innovant » au lieu de la nommer pour ce qu’elle est, comme le reste du monde : une pêche DESTRUCTRICE ;
  • De continuer à pêcher alors que la pratique est interdite en Europe depuis 1998 ;
  • D’étendre largement le nombre de chalutiers électriques en Europe dès à présent en passant d’un cadre dans lequel la tolérance est (par dérogations) de 5% des flottes de chalut à perche de chaque Etat membre à 5% des « métiers », ce qui augmente drastiquement le nombre possible de licences par pays ;
  • Summum de la perversion institutionnelle : le compromis permet, d’ici quatre ans, si la science n’a pas prouvé les impacts « négatifs » pour les « habitats » de la pêche électrique, de l’autoriser sans limite en Europe. Comme les Néerlandais clament faire de la recherche depuis 10 ans, comme les baleiniers japonais en quelque sorte, ils pourront toujours faire valoir leurs « efforts » de recherche pour faire immédiatement faire sauter ce ridicule garde-fou.

Ce langage ouvre la brèche à une controverse scientifique infinie, comme on le voit sur d’autres questions majeures comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes. Il faudrait donc que certains Etats membres consacrent un budget de recherche à démontrer qu’électrocuter la vie marine est une idée stupide et dangereuse (inversion de la charge de la preuve) ! Car aujourd’hui la recherche vient des Pays-Bas et fait partie du dispositif de lobbying des industriels. Les  les Néerlandais pourront donc équiper 100% de leur flotte s’ils le souhaitent, réglant ainsi le problème de leurs nombreuses licences illégales.

À l’annonce de ces résultats, le lobby néerlandais a exulté, ce qui a conduit l’eurodéputé Yannick Jadot à leur demander de respecter le travail des parlementaires ou de sortir de la salle pour faire leurs commentaires.

Seule consolation de la journée : ce résultat désastreux peut encore être remis en cause d’ici le vote en plénière, qui aura bien lieu car le rapporteur du Règlement, l’espagnol de droite (groupe PPE) Gabriel Mato, n’a pas reçu l’aval de ses collègues pour négocier directement en trilogue le texte de loi final au nom du Parlement, avec le Conseil de l’Union et la Commission européenne.

21 novembre 2017 : Tweet du député européen Younous Omarjee (GUE/NGL) contre la pêche électrique

22-23 novembre 2017 : intérêt des médias, indignation des citoyens

Le 22 novembre, BLOOM est invitée à présenter les résultats du vote à l’émission La Quotidienne de France 5, le 23 novembre, Claire Nouvian est l’invitée de la matinale de Pascale de La Tour du Pin sur LCI.

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=> Voir l’impact média de BLOOM ici.

23 novembre 2017: Nathalie Loiseau s’exprime au Sénat

Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes répond à une question de Jean-Pierre Decool du groupe Les Indépendant, concernant la position du gouvernement sur la pêche électrique : « En mars 2016, la Commission a proposé de supprimer cette limite. La France s’y est fermement opposée au Conseil de l’agriculture et de la pêche du 11 mai 2017. En l’état actuel des connaissances et faute précises de son impact sur les stocks de poissons et sur l’environnement, ce mode de pêche doit rester strictement limité. Le gouvernement continuera à défendre cette position dans les discussions engagées avec le Parlement européen. »

24 novembre 2017 :  un député Modem du Finistère prend publiquement position contre la pêche électrique

Dans un communiqué de presse, le député de la 8e circonscription Concarneau-Quimperlé, Erwan Balanant, donne son sentiment sur la pêche électrique. Il est contre et veut cela cesse. Partout.

27 novembre 2017 : BLOOM publie un rectificatif indispensable pour contrer la désinformation sur le vote

27 novembre 2017 : les fileyeurs des Hauts-de-France se prononcent pour l’interdiction totale de la pêche électrique

À la suite d’une réunion à Boulogne regroupant la totalité des fileyeurs du Nord de la France, ces derniers décident de demander publiquement l’interdiction totale de la pêche électrique et de revenir sur le principe même des dérogations.

27 novembre 2017 : la réponse de la Commission à la question prioritaire posée par Pascal Durand le 19 octobre

Pascal Durand (EELV) dépose une question prioritaire à la Commission pour obtenir un éclaircissement rapide quant aux problèmes de licences illégales que notre plainte a mis à jour.

La Commission européenne répond à Pascal Durand au sujet de sa question prioritaire du 19 octobre :

« P-006573/2017

Réponse donnée par M. Vella au nom de la Commission (27.11.2017)

La Commission examine actuellement la plainte déposée par BLOOM et procède à la vérification des informations pertinentes, notamment en ce qui concerne le nombre exact de licences accordées par les Pays-Bas en vertu de l’article 31 bis du règlement (CE) n° 850/98*.
Tant que cette vérification ne sera pas achevée, la Commission ne sera pas en mesure de fournir à l’honorable parlementaire un état des lieux précis, ni de se prononcer sur la conformité avec l’article susmentionné au cours des années passées. »

* Règlement (CE) n° 850/98 du Conseil du 30 mars 1998 visant à la conservation des ressources de pêche par le biais de mesures techniques de protection des juvéniles d’organismes marins (JO L 125 du 27.4.1998, p. 1-36).

29 novembre 2017 : la version amendée du Règlement sur les Mesures Techniques est publiée

Suite au vote du 21 novembre, la version finale du texte amendé par la Commission PECH est publiée.

29 novembre 2017 : Question au gouvernement du député LREM Joachim Son-Forget

Le mercredi 29 novembre 2017, le député du groupe majoritaire Joachim Son-Forget pose une question au gouvernement à Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, au sujet de la pêche électrique. Il demande une position « ferme et sans équivoque contre l’extension de dérogation et les arguments fallacieux d’expérimentation qui l’accompagnent. »

Décembre 2017 : Poissonniers et distributeurs se mobilisent contre la pêche électrique

Après le vote du 21 novembre 2017 en Commission de la Pêche du Parlement européen ouvrant la voie à l’extension de la pêche électrique, la mobilisation se poursuit et prend de l’ampleur parmi les professionnels.

Le 1er décembre, le groupe Mericq spécialisé dans l’approvisionnement des produits de la mer s’est engagé à se fournir uniquement en poisson issu de la pêche traditionnelle. Le groupe s’approvisionne, transforme et distribue des produits de la mer tout en étant soucieux du savoir-faire traditionnelle. A travers cette note d’information, le groupe soutient les marins pêcheurs français et promeut une pêche responsable.

Lundi 4 décembre, Poissonnier de France – l’association qui regroupe 6 400 acteurs de la filière marée reconnus pour leur savoir-faire et leur passion – a publié un communiqué officiel contre la pêche électrique et annoncé un boycott des poissons en provenance des Pays-Bas. Cette mesure sera maintenue jusqu’à ce que la pêche électrique soit interdite en Europe. L’association des Poissonniers de France estime que le vote en Commission de la Pêche du Parlement européen est « infondée et déraisonnable » et alerte également sur les dégâts environnementaux.

Ce mardi 5 décembre, c’est au tour du groupe Intermarché Agromousquetaires de demander un moratoire sur la pêche électrique. Il souligne à son tour les impacts négatifs sur les écosystèmes marins et la ressource halieutique – impacts démontrés par différentes études scientifiques – mais relève aussi les risques économiques et sociaux pour les pêcheurs artisans de la Mer du Nord.

A travers cette mobilisation nouvelle et complémentaire, c’est la question d’une pêche responsable et durable qui est soulevée. Le rejet par les professionnels de la pêche et les distributeurs, premiers acteurs concernés par cette pratique, est un signal fort envoyé aux députés européens. Il doit être entendu ; sans quoi cette décision serait un nouvel argument servi à la critique d’une Europe technocrate et déconnectée des réalités, non seulement environnementales, mais aussi économiques et sociales.

5 décembre 2017 : Communique de presse de Yannick Jadot et question parlementaire du député Erwan Balanant

Yannick Jadot, député européen du groupe Vert/ALE se félicite dans un communiqué de presse du boycott des produits néerlandais par les grands distributeurs : « Le boycott des produits de la pêche électrique et l’information des consommateurs marquent une étape décisive vers une interdiction effective de cette technique » . Il rappelle cependant que le grand rendez-vous aura lieu lors de la séance plénière à Strasbourg et appelle les citoyens à interpeller leur député européen contre la pêche électrique.

Le même jour, le député du Mouvement démocrate et apparenté Erwan Balanant dépose une question parlementaire et « appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la nécessité d’une interdiction totale et effective de la pêche électrique au sein de l’Union européenne« .

6 décembre 2017 : la Plateforme de la Petite Pêche artisanale apporte son soutien aux pêcheurs du Nord

Dans une excellente remise en perspective des enjeux de survie de la petite pêche par rapport aux acteurs industriels, la plateforme de la Petite Pêche artisanale française a apporté son soutien « FORT et UNANIME » à leurs collègues des Hauts-de-France dans leur combat contre la pêche électrique. La lettre de soutien analyse ainsi la situation :

« Ne nous-y trompons pas, avec cette question de la pêche électrique, c’est encore une fois celle de l’industrialisation du secteur de la pêche en France et en Europe. Autorisons la pêche électrique comme nous avons autorisé les chalutiers géants néerlandais, britanniques, français, et le pouvoir de ces industriels s’accroîtra encore. Comme pour le chalut pélagique, la senne danoise, dès lors qu’une nouvelle technique, plus efficace, plus économe, apparaît, elle change les règles du jeu. Elle pousse les plus petits, les moins performants à la faillite, et les autres à venir adopter cette nouvelle technique. »

7 décembre 2017 : les pêcheurs artisans abandonnés par leur comité des pêches

Une trentaine de pêcheurs des Hauts de France s’est rendue à Paris afin d’exiger que le Comité National des Pêches (CNPMEM), auquel les fileyeurs payent des cotisations professionnelles obligatoires, soutienne leur combat contre la pêche électrique. La demande des artisans était claire : que le Comité des Pêches affiche publiquement son soutien à la position des pêcheurs artisans travaillant en Mer du Nord et dont la ressource est pillée par l’ultra-efficacité des chalutiers électriques néerlandais, c’est-à-dire qu’ils s’expriment en faveur d’une interdiction totale de la pêche électrique en Europe, y compris aux dérogations qui sont accordées à chaque Etat membre à hauteur de 5% des flottes de chalutiers à perche. Ils ont également demandé aux dirigeants du Comité d’intervenir auprès du Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert pour que celui-ci adopte une telle position et de se battre à leurs côtés pour demander à l’Europe l’interdiction totale de la pêche électrique. Cette rencontre s’est soldée par une queue de poisson politique laissant les pêcheurs artisans seuls face à leur sort. Le Comité des Pêches préfère clairement soutenir les intérêts des industriels, même s’ils sont néerlandais, plutôt que ceux des petits pêcheurs français. Leur communiqué de presse ne laisse aucun doute : le Comité National des Pêches a passé un accord avec les Néerlandais et ouvre même la perspective de négociations avec ces derniers…

C’est peut-être le dernier épisode d’une guerre que les industriels font à la petite pêche depuis des décennies. Cette fois, il se pourrait bien qu’ils aient leur peau.

François Ruffin est venu apporter son soutien aux pêcheurs artisans des Hauts-de-France :

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13 décembre 2017 : BLOOM lance une pétition européenne pour l’interdiction de la pêche électrique en Europe

Cela nous prendra sans doute du temps de se débarrasser de cette méthode de pêche terrible, mais avec le soutien des citoyens, nous avons réussi à faire interdire le chalutage profond en Europe, alors retroussons-nous les manches pour montrer de quoi nous sommes capables tous ensemble !

La pétition de BLOOM est disponible en français, anglais, allemand, espagnol et néerlandais.

13 décembre 2017 : question au gouvernement de Adrien Quatennens (FI)

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suivi d’un tweet d’Ugo Bernalicis, député France Insoumise

 

13 décembre 2017 : La fédération des distributeurs de poisson néerlandais adresse une lettre à charge contre BLOOM

Visfederatie, la fédération des distributeurs néerlandais adresse une lettre à charge contre BLOOM concernant la pêche électrique. La lettre dément les arguments de BLOOM pour montrer que la pêche électrique n’a que des vertus bénéfiques pour l’environnement. Pour s’adresser directement à BLOOM de cette manière, cela signifie que les lobbys néerlandais craignent notre influence et notre campagne !

14 décembre : Le gouvernement néerlandais réplique

Dans un communiqué de presse daté du 14 décembre 2017, l’ambassade des Pays-Bas défend la pêche électrique et utilise les arguments de l’industrie et des lobbys néerlandais afin de convaincre que cette technique a sa place en Europe.

18 décembre 2017 : Communiqué de presse du Parti Socialiste

Ce communiqué rappelle l’interdiction de la pêche électrique en Europe depuis 1998 ainsi que les forts soupçons qui existent quant à la dangerosité de cette pratique de pêche.

La délégation socialiste française appelle à une opposition des eurodéputés lors du vote en plénière au Parlement européen au nom du principe de durabilité et demande à ce que le vote soit reporté du fait d’un délai trop court pour permettre aux ONG et pêcheurs artisanaux de faire entendre leur voix.

Ce  communiqué est ensuite repris dès le lendemain par la député européenne S&D Sylvie Guillaume.

19 décembre 2017 : Les élus de la communauté d’agglomération du Boulonnais (CAB) votent contre la motion du FN contre la pêche électrique

Lors du Conseil communautaire du CAB les élus, dont Frédéric Cuvillier pourtant fermement opposé à la pêche électrique, ont voté contre la motion du FN qui « s’oppose au développement de la pêche électrique, y compris dans le cadre des régimes dérogatoires actuellement en vigueur« .

A la place, Frédéric Cuvillier a proposé sa propre motion – considérée comme une « motion placebo » par Antoine Golliot et « position plus nuancée » par le maire de Boulogne – qui a été voté par la majorité de des élus.

Pourtant, cette motion appelle à une « plus grande vigilance sur les conséquences de l’adoption en l’état de la réglementation proposée » ainsi qu’à « prendre en compte l’absence d’analyse scientifique solide pour refuser tout extension », ce qui ne signifie aucunement l’interdiction de la pêche électrique !

19 décembre 2017 : le député européen Younous Omarjee (GUE/NGL) appelle à « bannir d’Europe la pratique barbare de la pêche électrique »

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20 décembre 2017 : projet d’ordre du jour pour la semaine plénière au Parlement européen à Strasbourg

Le projet d’ordre du jour pour la semaine plénière au Parlement européen à Strasbourg annonce un vote le 16 janvier, ce qui reste un délai trop court pour faire entendre notre voix auprès des députés européens !

21 décembre 2017 : Jean-Luc Mélenchon s’oppose à la pêche électrique

Dans le 49ème épisode de sa revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur la pêche électrique et s’oppose fermement à cette pratique (21’10).

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25 décembre 2017 : L’ère du peuple reprend les éléments du dossier pêche électrique

Dans un article intitulé « La pêche à la bombe atomique ? ça vient. » Jean-Luc Mélenchon revient sur la chronologie des évènements concernant la pêche électrique, depuis 1998, jusqu’aux refus de son autorisation par le député européen GUE/NGL Younous Omarjee et les députés LREM et France Insoumise Joachim Son-Forget et Adrien Quatennens.

26 décembre 2017 : Jean-Luc Mélenchon dépose une question écrite à l’Assemblée Nationale

Après avoir rappelé les risques que fait peser la pêche électrique sur les écosystèmes marins, Jean-Luc Mélenchon interroge la position de la France vis-à-vis de l’interdiction de la pêche électrique en France ainsi que l’absence de recherche scientifique indépendante.

8 janvier 2017 : Nouvelles révélations sur un scandale européen

Alors qu’un vote en plénière du Parlement européen doit décider le 16 janvier prochain si la pêche électrique doit être interdite ou largement autorisée en Europe, BLOOM et plusieurs organisations de pêcheurs* ainsi que des ONG environnementales révèlent aujourd’hui un scandale politique d’envergure européenne à propos de cette méthode de pêche expressément interdite depuis 1998 au même titre que la pêche aux explosifs, aux poisons ou aux substances soporifiques, mais autorisée depuis décembre 2006 par le Conseil, sur une proposition de la Commission européenne, sous la pression des lobbies de la pêche industrielle néerlandais et de leurs relais scientifiques. Dans un courrier commun, les signataires de ce communiqué demandent à la Commission européenne de retirer immédiatement les dispositions concernant cette technique de pêche de la proposition actuellement soumise au Parlement européen et au Conseil.

* BLOOM, End Ecocide on Earth, the Irish Wildlife Trust, Blue Marine Foundation, the Community of Arran Seabed Trust (COAST), the Black Fish, Our Fish, Notre Affaire à Tous, Low Impact Fishers of Europe (LIFE), Gillnet Fishers of the North of France, Thanet Fishermen, Queenbourgh Fishermen, Leigh and Southend Fishermen, Mersea Island Fishermen, Lowestoft Fish Market Alliance, Irish Islands Marine Resource Organisation (IIMRO), Plateforme Petite Pêche Artisanale Française, Fishermen United.

Lire le communiqué en anglais

Lire le communiqué en italien

Lire le communiqué en espagnol

9 janvier 2018 : les pêcheurs artisans espagnols soutiennent l’interdiction de la pêche électrique

La Fondation Lonxanet a pris publiquement position pour l’interdiction de la pêche électrique dans un communiqué et rejoint les soutiens de BLOOM. La fondation oeuvre pour la pêche artisanale espagnole et regroupe des associations de pêcheurs artisans.

10 janvier 2018 : le Parlement européen sous haute tension

BLOOM a organisé un événement sponsorisé par plusieurs groupes politiques (ALDE, CRE, GUE/NGL, S&D et Verts/ALE) au cours duquel plusieurs annonces ont été faites, démontrant une forte mobilisation de l’opinion publique et des acteurs professionnels contre la pêche électrique: le Manifeste des Chefs de cuisine contre la pêche électrique, l’engagement de la grande distribution, l’opposition des citoyens à la pêche électrique, la prise de position des intellectuels et des pêcheurs.

Lors de cet événement, les députés ont pu assister à une performance « artiviste »

Lire notre communiqué de presse en français.

De gauche à droite : Valérie Le Brenne (BLOOM), Marco Affronte (député UE), Sophie Goudet (Kantar Public), Philippe Cury (scientifique), Stéphane Pinto (représentant des fileyeurs des Hauts de France), Franck Aubry (Directeur Qualité Développement Durable), Claire Nouvian (BLOOM), Yannick Jadot (député UE), Frédéric Le Manach (BLOOM), Paul Lines (pêcheur UK), Ken Kawahara (Plateforme Petite Pêche), ?, Didier Gascuel (scientifique FR), ?, Olivier Plumandon (GUE/NGL), Pascal Durand (Verts/ALE), Laetitia Bisiaux (BLOOM)

10 janvier 2018 : 249 députés français signent une tribune dans Le Monde

249 députés français ont pris fait et cause contre la réintroduction de la pêche électrique en Europe dans une tribune intitulée « Pêche électrique: « Cette pratique fait honte à l’Europe et nous décrédibilise sur la scène internationale ».

10 janvier 2018: les grands Chefs européens s’engagent contre la pêche électrique

Le chef Christopher Coutanceau de la Maison Coutanceau** à la Rochelle, porté par son amour des beaux et bons produits et fort de son appartenance à de vastes réseaux de chefs étoilés et bistronomiques, a rédigé le Manifeste des Chefs, présenté à la conférence de presse de BLOOM au Parlement Européen le 10 janvier.

L’association Relais & Châteaux apporte également son soutien à la campagne de BLOOM en incitant ses chefs européens à signer le Manifeste des Chefs de cuisine lancé par BLOOM.

Olivier Roellinger, Vice-Président Relais & Châteaux : « Les cuisiniers des Relais & Châteaux s’engagent pour la sauvegarde du plus grand garde-manger de l’humanité : la mer ». Les chefs sont des prescripteurs essentiels dans la lutte pour la préservation des ressources halieutiques et progressent au quotidien en privilégiant notamment des techniques de pêches respectueuses de l’environnement.

Près de 220 Chefs Français et européens ont déjà rejoint le mouvement.

En savoir plus en lisant notre actualité en français ici.

10 janvier: Nicole Ferroni consacre sa chronique sur France Inter à la pêche électrique

Nicole Ferroni, chroniqueuse sur France Inter, a consacré son émission du mercredi à la pêche électrique et interpellé l’eurodéputé Alain Cadec.

766 000 vues et 11 852 partages sur Facebook, 15 893 vues sur You Tube (en date du 14.01.2018)

Alain Cadec et Nicole Ferroni ont ensuite eu un échange de tweets musclés sur le réseau social Twitter.

Lire l’article du Ouest France sur la polémique entre Alain Cadec et Nicole Ferroni ici.

12 janvier 2018: Objections aux arguments du lobby de la pêche électrique

Alors que la campagne contre la pêche électrique de BLOOM monte en puissance et que de plus en plus de voix s’élèvent contre cette méthode de pêche destructrice à l’approche du vote au Parlement européen prévu le mardi 15 janvier 2018, les lobbies néerlandais tentent désespérément de contrer nos arguments pourtant bien référencés.[1]

Dans ce but, le lobby de la pêche électrique VisNed a préparé un document de plaidoyer qu’il a distribué aux eurodéputés. Nous vous proposons ici d’en reprendre un par un les arguments biaisés, erronés ou simplement mensongers. Il est outrageux d’essayer de faire passer le chalut électrique pour un engin vertueux et durable en le comparant à l’une des pires méthodes de pêche qui soit: le chalut à perche.

Lire les objections de BLOOM aux arguments du lobby de la pêche électrique ici.

13 janvier 2018: BLOOM publie son plaidoyer contre la pêche électrique

Dans le cadre de notre campagne contre la pêche électrique, BLOOM a préparé un document de plaidoyer qui revient sur les nombreux problèmes environnementaux et sociaux que causent la pêche électrique, mais aussi sur le scandale politique et financier sous-jacent : en 2006, la Commission européenne est allée contre les avis des scientifiques pour autoriser cette méthode de pêche interdite. Depuis, des millions d’euros d’argent public ont été injectés dans la « recherche » et l’équipement de bateaux en chaluts électriques.

Pendant ce temps-là, les pêcheurs artisans, eux, souffrent et disparaissent.

Lire notre document de plaidoyer.

16 janvier 2018: Victoire! Le Parlement se prononce pour une interdiction définitive de la pêche électrique

Le Parlement européen vient de se prononcer à 402 voix contre 232 pour l’interdiction totale et définitive de la pêche électrique en Europe. L’issue du vote est demeurée incertaine jusqu’au dernier moment, les pêcheurs industriels néerlandais se déchaînant auprès du Parlement qui a été inondé de « fake news » de la part des lobbies. Des mensonges qui ont été fermement dénoncés par plusieurs élus dans le débat de plénière hier soir dans l’hémicycle, notamment Yannick Jadot (Verts/ALE) et Younous Omarjee (groupe GUE).

« C’est une victoire formidable pour les océans, pour les pêcheurs artisans et pour l’Europe » a déclaré Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. « L’équipe de BLOOM a travaillé nuit et jour depuis des semaines pour obtenir ce résultat. Nous sommes heureux et soulagés que le parlement s’oppose fermement à une pratique destructrice qui n’a été autorisée en Europe qu’en raison d’une collusion immorale entre lobbies industriels et institutions. Le Parlement s’est désormais saisi du dossier et va demander des comptes à la Commission européenne sur les conditions d’octroi de dérogations injustifiées et contraires aux avis scientifiques qui, jusqu’à hier soir en débat de plénière, continuaient à être détournés de façon inacceptable par la Commission. La partie ne fait que commencer. »

Lire notre communiqué de presse en français.

 

 

 

 

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