Sensibilisation/Pédagogie

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patricia_tejedor[1]Préparer l’avenir, c’est penser à l’éducation comme un investissement à long terme.

Si l’altruisme et l’empathie ne prennent pas le dessus dans les valeurs élémentaires de l’humanité, la lutte de BLOOM pour la préservation des océans sera vaine. BLOOM investit donc le long terme en menant des programmes pédagogiques développant les pratiques de collaboration, de co-création et de respect de l’altérité pour augmenter la compétence émotionnelle des petits et des grands.

Abysses, de Claire Nouvian aux éditions Fayard

Il y a maintenant dix ans, Claire Nouvian, fondatrice et présidente de BLOOM, s’est donné pour mission de partager ses découvertes abyssales avec le monde entier, à travers le livre Abysses (publié en 12 langues à plus de 150 000 exemplaires). Ce livre réunit la plus grande banque d’images de créatures des grandes profondeurs qui existe au monde. Depuis 2006, BLOOM utilise ce fonds photographique unique comme porte d’entrée dans l’imaginaire des élèves et des professeurs pour augmenter la connaissance des milieux marins ainsi que pour familiariser les intervenants en milieu scolaire aux programmes pédagogiques innovants.  Claire Nouvian est également à l’origine de l’exposition itinérante « Abysses », inaugurée en 2007 au Museum National d’Histoire Naturelle de Paris. Cette exposition continue d’attirer chaque année des milliers de visiteurs (pour un total de plus de 2,4 millions au total recensés fin 2015), et se trouve en 2016 à Singapour et à Neuchatel en Suisse.

DernieresNouvellesMer

BLOOM a également co-organisé des concours et des ateliers pour les enfants (voir paragraphe suivant) réunissant ainsi plus de 6 000 d’entre eux. Ces actions de sensibilisations ont été menées en partenariat avec des associations telles que SynLab, Paris Montagne ou encore les Atomes Crochus entre 2011 et 2014. BLOOM s’est également impliquée dans la création d’un spectacle pour enfants, Dernières nouvelles de la mer, écrit et mis en scène par Emmanuel Suarez, lauréat du prix des associations 2010 et joué 160 fois dans des écoles et des médiathèques. Ce spectacle, disponible en français et en anglais, a rassemblé plus de 40 000 personnes dont une majorité d’enfants de 6 à 12 ans dans 25 villes en France et 6 pays étrangers.

À la fin de l’année 2014, BLOOM a élaboré un projet de fresque géante sur les abysses pour les enfants de CE2, CM1 et CM2 de la ville de Biarritz. La création de ce programme artistique de grande envergure fut réalisée en partenariat avec Aurélien Desbois aka Delwood, artiste street-art engagé pour la cause de l’océan et créateur d’ateliers pédagogiques, ainsi qu’avec la mairie de Biarritz. En raison de contraintes budgétaires de dernière minute, ce projet n’a malheureusement pas pu aboutir. BLOOM espère pouvoir mettre à profit ce travail d’élaboration prochainement.

couv-symphoniessubEn 2015, BLOOM a participé à la rédaction de livres pour enfants tel que le conte musical des Symphonies subaquatiques de Valérie Bour et Stéphane Girel, publié en mars 2015 aux éditions Les Braques et adapté en spectacle la même année. Les poissons ont disparu, une œuvre de Faustine Brunet à paraître aux éditions Bluedot en 2016 est également encours de réalisation.

           Enfin, BLOOM contribue depuis la rentrée scolaire de septembre 2015 au projet éducatif organisé par la Living School, une école élémentaire et primaire innovatrice localisée à Paris. Une première intervention a été réalisée au Havre en novembre 2015, afin de présenter le monde des abysses à plus de 350 enfants de CM1-CM2.

Les concours scolaires art/science

2014 : Concours « Bâtisseurs de possibles »

L’association Bâtisseurs de possibles en partenariat avec BLOOM a créé un support pédagogique pour que les enfants apprennent à connaître le monde inconnu des abysses, et réalisé un concours sur les traces de Poulpe Fiction. Le concours a réuni 1000 participants dans toute la France. La remise des prix a eu lieu le 24 juin 2014 à Paris à la Cité des Sciences et de l’Industrie.

2013 : Concours « Poulpe Fiction »

Logo Poulpe FictionBLOOM en collaboration avec les associations SynLab et Les Atomes Crochus a mené le concours Poulpe Fiction sur les océans profonds auprès des publics scolaires avec le parrainage des personnalités suivantes : le dessinateur Jul, l’écrivain Sylvain Tesson, la chanteuse Sandra n’Kaké, la créatrice de dessins animés Lisa Mandel. Le concours a réuni 1500 participants.

2011-2012 : Concours « 2000 mètres sous les mers »

Entre sciences, arts plastiques et engagement écologique, le concours 2 000 mètres sous les mers invite les jeunes entre 10 et 20 ans à défier la créativité des abysses en créant un animal imaginaire capable de vivre dans les profondeurs de l’océan.

Concours réalisé avec l’Association “Les Atomes Crochus” avec 1 000 participants lors de la première édition et 3000 participants lors de la seconde.

Entre sciences, arts plastiques et engagement écologique, le concours 2 000 mètres sous les mers invite les jeunes entre 10 et 20 ans à défier la créativité des abysses en créant un animal imaginaire capable de vivre dans les profondeurs de l’océan. Inscrivez vos jeunes et recevez gratuitement le kit pédagogique du concours ! Un livret pédagogique, des photos à couper le souffle, des vidéos comme si vous y étiez… Le kit pédagogique élaboré cette année a pour objectif d’aider les enseignants et les encadrants à mettre facilement en place le projet avec leur groupe. De la découverte d’animaux dignes de films de science-fiction à la fiche technique des « créatures imaginaires », le kit apporte tous les éléments pour accompagner les élèves dans leur rencontre avec la créativité desprofondeurs de l’océan !

Le spectacle : « Dernières nouvelles de la mer »

Dernières nouvelles de la mer est un  spectacle éducatif sur la mer, né de la rencontre de deux compétences (association Et Demain… et BLOOM) et d’une même philosophie : Eduquer pour mieux protéger. Echanger, susciter des émotions et des rencontres, partager nos expériences, présenter la réalité sans artéfacts et offrir au plus grand nombre l’accès à un contenu scientifiquement riche et irréprochable par des biais complémentaires de la pédagogie classique.

Spectacle écrit et mis en scène par Emmanuel Suarez, sur une idée de Claire Nouvian.

Spectacle labellisé « J’apprends la mer » par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire.

Ce que la presse en dit

« Dernières Nouvelles de la mer » est un spectacle qui parvient à concilier exigence artistique et rigueur scientifique. Un vrai régal !  Ouest France 08/06/2010

Tout simplement génial ! Les marionnettes sont magnifiques et extrêmement drôles ; l’une des originalité est d’avoir choisi le jazz pour la musique, superbe et bien chantée. (…) Même si le spectacle s’adresse aux enfants, les adultes ne s’ennuient pas une seconde et profitent aussi des messages. Radio Neptune 10/06/2010

« Dernières nouvelles de la Mer abolit les barrières entre science et art et laisse une place à la poésie dans la biologie, en donnant la parole aux animaux marins. La mise en scène est ludique et féérique : un dédale de parapluies se transforme en coraux, le jeu de lumières recrée la magie des profondeurs marines. Le jeu des comédiennes est stupéfiant : les marionnettes semblent nager dans les airs.(…) Le spectacle a une réelle dimension pédagogique et un contenu scientifique très rigoureux. »  Ouest France

« Un étonnant spectacle de marionnettes, ludique et éducatif.(…) A travers les décors, la musique et l’audiovisuel, un contenu scientifique précis sous une forme artistique particulièrement adaptée au jeune public et complémentaire à la pédagogie scolaire ». Le Télégramme de Brest

« Un drôle d’objet hybride qui  mêle art et science, information et humour à travers une enquête aquatico-policière.(…) Ce spectacle aussi pédagogique qu’original, faisant un usage très intelligent de la vidéo, donne aux petits comme aux grands des pistes pour préserver la biodiversité des milieux océaniques » A Nous Paris, 21/11/12

Haut en couleurs, bourré d’humour et de talent, un spectacle qui parle d’environnement aux plus jeunes sans culpabiliser. France Info, 13/10/2010

Une fable écologique et pédagogique joliment mise en espace et en lumières, qui délivre un message clair sur la défense de la biodiversité des milieux océaniques. Les marionnettes manipulées à vue, tout comme le décor, sont constituées en partie par des éléments de récupération (parapluies, cuillères, fonds de bouteille…). Le dialogue entre les personnages est ponctué par des chansons jazzy et des séquences vidéo. L’aventure policière et scientifique informe sans moralisme et avec humour. Télérama Sortir, 30/11/11

« Un spectacle merveilleux, délicieux ! Je vous recommande tout particulièrement ce spectacle de marionnettes qui porte sur la préservation des océans et s’adresse aux petits mais à toute la famille aussi »  France INTER, Allain Bougrain-Dubourg, 23/10/2011

Un spectacle qui mêle science et poésie dans un univers plastique magnifique et prend des allures de comédie musicale jazzy du plus bel effet. La Montagne, 18/10/2012

Un grand spectacle à message mais pas barbant. Même les grands adorent ! Madame Figaro, décembre 2011

 » Dernières nouvelles de la Mer abolit les barrières entre science et art et laisse une place à la poésie dans la biologie, en donnant la parole aux animaux marins. La mise en scène est ludique et féérique : un dédale de parapluies se transforme en coraux, le jeu de lumières recrée la magie des profondeurs marines. Le jeu des comédiennes est stupéfiant : les marionnettes semblent nager dans les airs.(…)?Le spectacle a une réelle dimension pédagogique et un contenu scientifique très rigoureux. »Ouest France, 15/04/2010

« Un étonnant spectacle de marionnettes, ludique et éducatif.(…) A travers les décors, la musique et l’audiovisuel, un contenu scientifique précis sous une forme artistique particulièrement adaptée au jeune public et complémentaire à la pédagogie scolaire » Le Télégramme de Brest, 05/04/2010

Un spectacle à voir d’urgence ! Ma Famille zen, 2/12/2011

EMPATHIE, EDUCATION ET COMPASSION : Quelques ressources pédagogiques précieuses qui fondent la position de BLOOM

COMPRENDRE LES BASES : SYSTÈMES ÉDUCATIFS ACTUELS ET PASSÉS

  • Les Colibris ont mis en ligne un excellent petit lexique des différentes formes d’éducation alternatives, de Montessori à l' »unschooling » ou « libre apprentissage ».
  • Un complément est donné par un article adapté du magazine Sciences humaines no105 qui donne, entre autres, des explications sur le pédagogue et médecin Ovide Decroly (1871-1932), qui lutta pour une profonde réforme de l’enseignement basée sur la « méthode globale » d’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
  • Le site de Philippe Meirieu, chercheur et écrivain spécialiste des sciences de l’éducation et de la pédagogie, met « à disposition du plus grand nombre des documents permettant de revenir aux sources, de recouper des informations et d’approfondir la réflexion ». P. Meirieu a été l’inspirateur de réformes pédagogiques (instauration des modules au lycée ainsi que des IUFM au début des années 1990). C’est un militant et professionnel de l’Education populaire, et une référence de la pédagogie différenciée.
  • Enfin, L’Express sur son site en ligne rappelle que l' »école du futur passera par la pédagogie coopérative » et pose la question de la capacité de notre école à revoir ses fondations.

CE QUI NE TOURNE PAS ROND

De nombreux articles, vidéos et conférences de qualité permettent de mettre le doigt sur les dysfonctionnements de notre système éducatif tel qu’il existe à l’heure actuelle.

Dans son article « Ces élèves qui décrochent » d’octobre 2014, le CNRS revient sur les raisons qui amènent 150 000 jeunes à se détacher du système scolaire chaque année. Thierry Berthet, chercheur en science politique et sociologie comparatives (CNRS/Sciences Po Bordeaux), explique que ce chiffre est une constante de notre système : rares sont les écoles qui descendent sous la barre des 10% de décrochage. Le problème, c’est que ces jeunes se retrouvent ensuite sur un marché du travail déjà occupé par les diplômés. Attention cependant : T. Berthet rappelle qu’il n’y a pas de lien avéré entre l’échec scolaire et le décrochage, tout comme il n’y a pas de lien avéré entre la délinquance et l’échec scolaire. L’une des raisons qui amènent les élèves à décrocher, hormis pour certains leur situation familiale, est la mauvaise orientation de ces élèves : mal accompagnés, ils font souvent des choix peu réalistes et se retrouvent avec leur 4ème ou 5ème choix d’affectation dans lesquels ils décrochent par la suite. Le chercheur du CNRS appelle ainsi « à une connaissance plus fine des trajectoires individuelles » qui doit servir de base à une action publique cohérente et un meilleur accompagnement pédagogique des élèves.

Ce problème de l’éducation n’est pas exclusif à la France : « Notre école est un crime » : Grand Entretien avec Richard David Precht, auteur de Anna, l’école et le bon dieu critique le système éducatif allemand (en allemand exclusivement pour l’instant).

Des États-Unis nous parviennent aussi les articles et interviews de Carol Dweck, la spécialiste américaine de la motivation chez les jeunes. Sa recherche a montré les périls d’un modèle pédagogique récompensant l’intelligence au lieu de féliciter le sens de l’effort (donc pas le résultat en tant que tel mais le processus d’apprentissage). Des lectures qui change tout à la vision de l’éducation, y compris les interactions avec nos propres enfants (en anglais) :

Dans son TED Talk sur l’éducation positive, Claire Bondel, maman et entrepreneur, nous invite à réfléchir à l’éducation de nos enfants. Partant d’une remarque de sa fille lorsqu’elle rentre en France après avoir passé huit ans dans un lycée international en Asie (« maman, je suis fatiguée d’avoir peur de me tromper »), Claire Blondel  partage son expérience internationale et relate à travers son parcours et celui de sa famille les dangers de l’éducation « à la française ». Et en particulier celui d’interdire de se tromper : comment de se focaliser sur les échecs peut rendre l’enfant mauvais et l’inhiber dans ce qu’il entreprend. Comment on peut améliorer l’éducation de ses enfants ou de ses élèves en se concentrant sur ses réussites et non plus ses erreurs. Montrer à l’enfant qu’il peut, qu’il en est capable. Elle compare l’enfant en France à un employé de construction automobile : il fait quelque chose, et au bout de la chaîne se trouve un contrôleur. Lorsqu’un élève fait quelque chose -une dictée, un exercice de maths, une carte de géographie- il ne le fait pas pour lui, il le fait pour ce contrôleur. Or « nos enfants doivent être capables d’être autonomes face à l’erreur, et détecter leurs erreurs eux-mêmes ». Elle termine en citant Winston Churchill : « le succès, c’est d’aller d’échecs en échecs sans perdre son enthousiasme ».

Enfin, et pour aller plus loin encore, on peut se rendre sur le site Internet très complet de Kaizen, qui regroupe sous l’onglet « Education » de nombreux articles, des analyses et des réflexions sur des sujets d’actualité.

VIDÉOS À VOIR ET À REVOIR

La longue conférence gesticulée de Franck Lepage qui épingle la schizophrénie du modèle scolaire français, construit sur la vision de Condorcet, et destiné en réalité à fabriquer des élites alors que l’école française affirme avoir une mission de réduction des inégalités socio-culturelles. Un one-man show hilarant et incisif.

La conférence de Sir Ken Robinson, qui revient sur la nécessité d’entretenir la créativité naturelle des enfants et de repenser notre vision de l’intelligence. Il existe aussi une version animée de ses propos.

À voir aussi : une interview de François Taddéi sur l’enjeu du 21ème siècle : apprendre à apprendre.

Un film, Si j’aurais su je serais né en Suède, sur l’éducation au sens large des enfants en Suède.

La courte animation The power of OUTROSPECTION –absolument fascinante- de Roman Krznaric (en anglais). S’en est finit de l’introspection, place à l’extrospection. Comment amener à un changement d’ordre social en se plaçant « hors de nous-mêmes »? Roman Krznaric est un expert international dans le domaine de l’empathie. Il est l’auteur d' »Empathie : Manuel pour la Révolution » (Empathy: A Handbook for Revolution), membre fondateur de L’École de la Vie (The School of Life) et fondateur de la première bibliothèque mondiale en ligne de l’empathie. Il communique aussi via son blog. Son TED Talk sur « how to start an empathy revolution » nous permet aussi d’avoir un aperçu de ses propositions avec des sous-titres en français disponibles.

Education innovation in the slums. Charles Leadbeater cherchait des formes d’éducations radicalement nouvelles : il les a trouvées dans les favelas de Rio et Kibera, où quelques uns des enfants les plus pauvres du monde ont adopté de nouvelles manières d’apprendre. Et ce nouveau type d’éducation informelle, nous dit-il, est exactement ce vers quoi les écoles ont aujourd’hui besoin de se tourner.

Sur le thème de l’apprentissage libre, un témoignage nous vient de Dale Stephens, un jeune américain qui a tôt fait de quitter l’université et qui nous rappelle avec humour que l’on a pas besoin d’un diplôme pour devenir un acteur du changement de notre société et de notre futur.

PROPOSITIONS D’ALTERNATIVES

Des établissements pas comme les autres, en France

L’Université de Vincennes : un gouvernement l’a créée à l’été 1968… un autre l’a faite raser à l’été 1980. Elle est décrite dans l’article du Monde comme l' »enfant terrible du mouvement de Mai, dont on sait mieux à quel point elle bouscula les codes universitaires ». Dans sa conférence gesticulée sur l’Éducation citée plus haut, Franck Lepage raconte ce qu’il a lui-même vécu dans cette expérimentation extraordinaire de centre autogéré, où émulation intellectuelle rime avec liberté. 

Le Pôle Innovant Lycéen (PIL, Paris 13ème) est un lycée pour tous ceux qui décrochent après le collège et en début de lycée. Un lycée de l’Education Nationale, un lycée pas comme les autres pourtant… On y retrouve du A.S. Neill en filigrane. Naviguer sur leur site est un plaisir, et les témoignages qui y sont présentés, porteurs d’espoirs. Pas de fioritures : les textes racontent la réalité, les difficultés comme les victoires des tuteurs et des enseignants de ces jeunes qui décrochent. Et une fois lus les premiers mots des parcours de Damien, Gabriel ou encore Benjamin, on comprend, on sait qu’une autre éducation est possible. À lire sans modération.

Le Lycée Auto-géré de Paris. Inspiré de l’Ecole autogérée de Marly et du Lycée expérimental d’Oslo (Norvège), il s’appuie sur le mouvement de l’Éducation nouvelle : Piaget, Dewey, Neill et Freinet, et de la pédagogie institutionnelle, entre autres mouvements pédagogiques.

La New World University, ou l’Université du Futur : l’objectif de cette Université du Futur est d’amener les étudiants à se créer leur propre job, à travers un « système plus ouvert, plus efficace, plus énergisant et créatif », grâce à l’acquisition d’un « portefeuille de compétences co-construit avec des entreprises ». Elle a d’ores et déjà ouvert un campus physique à Shangai, d’autres sont prévus à l’ouverture à Paris et Alger en septembre 2015. Sa page internet de Let’s invent the future recense notamment ces « écoles qui cassent les codes » un peu partout dans le monde. Dans un article de l’étudiant autonome, la co-fondatrice Laurence Castor nous en dit plus sur cette université et sur leur Open Lab, (Let’s invent the future), un site collaboratif où chacun peut imaginer et partager des solutions innovantes pour construire l’université du futur.

…et ailleurs dans le monde :

Summerhill, en Angleterre, est une école autogérée où les enfants et les adultes ont le même statut. Créée par Alexander S. Neill en 1921, elle continue encore aujourd’hui d’inspirer des millions de gens à travers le monde. Soixante-dix enfants âgées de 5 à 17 ans y cohabitent avec les professeurs. La vie de l’école est rythmée par des réunions deux fois par semaine où les enfants décident eux-mêmes des règles de vie du lieu. Ils sont libres d’aller ou non en classe, mais finissent tous, après quelques mois voire années d’adaptation, par y retourner. Les problèmes engendrées par les erreurs d’éducation passées y sont gommées. Et une chose est certaine : ceux qui ressortent de cette école, souvent à l’âge des études supérieures, sont des personnes libres, sûres d’elles, créatives et inspirées. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans la compréhension du fonctionnement de cette école libre et dans la façon d’évoluer naturelle des enfants,  A.S. Neill a écrit un fantastique recueil de ses observations et de ses remarques sur son expérience : Libres enfants de Summerhill, des éditions La Découverte. Une lecture extrêmement inspirante qui ne peut qu’être conseillée à tous les parents et futurs parents de ce monde…

La légendaire école de Deep Springs se trouve en Californie. Les étudiants s’y créent leur propre programme; le matin : travail à la ferme, l’après-midi : les études. Qu’ils choisissent eux-mêmes. Un exemple frappant, encore une fois, de ce qu’une autre éducation est possible.

The Sudbury Valley School. Créée en 1968, cette école de Framingham dans l’état du Massachusetts est dans la même mouvance que le Deep Spring College de Californie ou l’école de Summerhill (Royaume-Uni) d’Alexander S. Neill. Il n’y a pas de salle de classe, mais une grande maison de granit où les enfants se retrouvent pour lire, jouer, créer ou faire de la musique. Chaque année ils élisent eux-même leur « staff », composé non pas de professeurs à proprement parlé mais plutôt de référents qui sont là pour les appuyer sur les activités qu’ils désirent mettre en place. Ce sont aussi les élèves qui mettent en place les règles de l’école. Les frais de scolarité ne sont pas gratuits, comme partout aux États-Unis, et s’élèvent à 7 360 € par an.

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