Recherche indépendante

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BLOOM mène une activité de recherche indépendante de façon à générer une expertise et des analyses critiques faisant contre-poids à la pensée dominante en matière de pêche ainsi qu’à l’opacité des données en matière de finances publiques.

BLOOM s’inspire notamment du travail scientifique que Daniel Pauly mène avec ses équipes de l’Université de Colombie-Britannique au Canada et désire, à une échelle naturellement moindre (il s’agit d’une très grande équipe de recherche universitaire), reproduire en France un pôle de recherche similaire qui soit affranchi de pressions diverses et du dogme productiviste.

Aujourd’hui en France, comme dans de nombreuses nations de pêche puissantes (Espagne, Portugal, Islande, Norvège, Japon etc.), les chercheurs sont encore souvent formés dans une culture d’optimisation productiviste des rendements et peinent à intégrer la donnée environnementale et écosystémique à leur modèle de pensée et de gestion, un phénomène brillamment décrit et analysé par Daniel Pauly dans un article récent : « Beyond duplicity and ignorance in global fisheries » (2009).

NOS ENQUÊTES

Pêche Profonde

Squalane

BLOOM a réalisé une enquête sur l’usage d’huile de foie de requin profond dans les cosmétiques et a révélé que le secteur cosmétique était le plus grand prescripteur de squalane animal dans le monde. Bien que les grandes sociétés cosmétiques occidentales se soient engagées à ne plus utiliser de squalane d’origine animale dans la formulation de leurs crèmes, on en retrouve encore dans certains produits et en particulier dans ceux d’origine asiatique. Cela confirme les travaux du laboratoire d’analyse isotopique de Lyon, affilié au CNRS, qui avait trouvé que le squalane contenu dans 7 crèmes sur les 8 analysées était d’origine animale (à lire ici)  malgré le fait que des substituts existent, issus des olives ou de la canne à sucre.

Travaux scientifiques

Pêche Profonde

Labellisation

Guide de la consommation

Imposture de la mission « Pêche Profonde » (post Grenelle de la Mer)

Novembre 2010

Documents d’associations partenaires

Deep Sea Conservation Coalition et The Pew Environment Group

Journal of Ichthyology

Bibliographie utile

La Commission européenne vient (juin 2012) de rappeler que seuls 22% des stocks de poissons en Europe ne sont pas surexploités :

« It is worrying that in European waters 65% of the stocks are not fully assessed and only 22% of stocks under TACs known not to be overfished (Annex I). Futhermore, the tendency over the past years has been that a decreasing proportion of stocks (from 47% in 2003 to 35% in 2012) can be classified according to safe biological limits. »

Observations à bord des navires de pêche professionnelle – Bilan de l’échantillonnage 2011

http://archimer.ifremer.fr/doc/00109/21976/19586.pdf

Pour les pêches profondes, voir pages 217 à 222 puis page 277 (section 4.2.24 Chalutiers à espèces profondes en Ouest-E ´cosse).

  • 14,6 % des marées profondes observées (14 sur 96).
  • 100 espèces capturées (pour trois espèces cibles principales)
  • Rejets : 20,8% en poids en moyenne
  • Une mention des principales espèces rejetées, déjà bien trop succinctes autrefois, a désormais totalement disparu.

Observations à bord des navires de pêche – Bilan de l’échantillonnage 2010

Pour les pêches profondes, voir page 22 et suivantes :

  • 11,38% des marées profondes sont observées (19 sur 167). Dans l’océan austral (TAAF), pour la pêche à la légine, les observateurs couvrent 100% des marées.
  • 144 espèces sont capturées (pour trois espèces cibles principales)
  • Rejets : 20,6% en poids en moyenne avec maxima à 52,8%
  • Avec un maillage à 100-119 mm, près de 80 espèces non désirées et non valorisées
  • Avec un mailllage à 120-139 mm, près de 100 espèces non désirées et non valorisées
  • Principaux rejets en poids : alépocéphale de Baird (mulet noir) et grande argentine.
  • Captures d’aiguillats communs, un requin en danger critique d’extinction.

Panorama des rejets dans les pêcheries françaises de 2003 à 2008 : (lien ici)

  • On page 39, for West Scotland only, deep-water species, (code: « OTB_DWS »)
  • There are 5 French deep-sea trawlers in the zone
  • Their landings represent 22% of landings in weight from the zone and 33% in value
  • Sampling of fishing trips for deep-water species in
    – 2003: 0
    – 2004: 4.49%
    – 2005: 4.24%
    – 2006: 3.86%
    – 2007: 0
    – 2008: 4.29%
  • DISCARDS between 2003-2008 for French deep-sea trawlers operating in West Scotland:
  • Average : 29%, Minimum 3%, maximum 82%

Liens importants

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