Défense des consommateurs

Partager :

BLOOM considère que les consommateurs ont un rôle déterminant à jouer dans la transformation des modes de production socialement et écologiquement irresponsables. Cela suppose que ceux-ci puissent librement accéder aux informations concernant les produits mis en vente. Toutefois, l’asymétrie informationnelle demeure la règle. Pour sauvegarder leur image de marque, producteurs et distributeurs ne transmettent le plus souvent que des informations partielles et partiales. Par conséquent, la défense des consommateurs s’inscrit pleinement dans le combat de BLOOM pour l’interdiction du chalutage profond et l’instauration d’une pêche durable. Pour ce faire, BLOOM dénonce les pratiques frauduleuses et  sensibilise les consommateurs en rendant compte de l’impact destructeur de certaines pêcheries sur l’environnement marin. L’élaboration de guides de consommation et la production d’enquêtes scientifiques répondent à cet objectif.

La dénonciation des pratiques frauduleuses

Après les crises qui ont ébranlé la filière viande en Europe (vache folle, fraude à la viande de cheval), la filière poisson a fait à son tour l’objet d’investigations. Ces dernières ayant révélé des taux de fraude parfois très élevés aux Etats-Unis ou chez certains de nos voisins européens (Italie, Espagne, Irlande), BLOOM s’est associée à l’association Oceana, à des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), au Museum national d’Histoire naturelle et au magazine Terra Eco pour mener une étude similaire en France. Contre toute attente, la France fait bonne figure en affichant un taux de substitution d’espèces de 3,4% seulement. La fraude à l’étiquetage varie ainsi selon les types de distributeurs impliqués et les espèces de poissons vendues. Ce phénomène est certes résiduel en France, mais les conséquences économiques, sanitaires et environnementales induites justifient toute notre attention.

Lire le compte-rendu de l’enquête « Fraude à l’étiquetage sur le poisson : la France bonne élève de l’Europe »

La tentative du groupe Les Mousquetaires/Intermarché d’éco-blanchir ses pêches destructrices au chalut profond via un label frauduleux a conduit BLOOM à porter plainte auprès de l’Autorité de Régulation Professionnelle. BLOOM a fait une pierre deux coups. Le 21 juin 2012, le Jury de Déontologie Publicitaire a pris la décision d’interdire la campagne publicitaire d’Intermarché ainsi que « l’auto-label » (comme l’a qualifié le Jury) dont le logo ressemblait étrangement à celui de l’écolabel Marine Stewardship Council (MSC).

Pour en savoir plus sur les actions juridiques de BLOOM

Les actions de BLOOM en faveur d’une consommation responsable

BLOOM aide les consommateurs à s’y retrouver en relayant les guides à jour du poisson durable. Présentant cependant des contradictions entre eux et des difficultés de compréhension pour le consommateur, BLOOM a conçu un guide alternatif d’achat responsable. Ce dernier prend la forme d’un classement des six principaux groupes français de distribution alimentaire établi en fonction du caractère durable de leurs stratégies d’approvisionnement en poissons.

La liste à jour des guides du poisson durable

Le classement 2013 de BLOOM des supermarchés françai

Vouant son énergie à la mise en œuvre d’une pêche durable, BLOOM accorde naturellement son attention aux démarches de certification tout en préservant une distance critique à leur égard. Claire Nouvian, directrice de l’association, a participé à la réalisation d’une étude scientifique analysant les 19 objections faites aux pêcheries certifiées durables par le Marine Stewardship Council (MSC), l’un des plus influents écolabels existants. L’étude condamne le laxisme présidant l’application des principes de durabilité du label à l’instar du hoki néo-zélandais pêché au moyen du chalut profond. Selon une enquête de BLOOM consacrée à la restauration scolaire, ce dernier arrivait en tête de lice des poissons profonds servis dans 90% des cantines observées.

Le label « Pêche Durable » du MSC trop indulgent, selon une nouvelle étude

Objection des ONG à la certification MSC de la pêcherie de sardine à la bolinche en Bretagne sud

Enquête de BLOOM sur la restauration scolaire 

Afin que les consommateurs puissent prendre soin de leur peau sans participer à l’extinction d’espèces de requins profonds, BLOOM s’est penchée sur le secteur cosmétique et les producteurs de crèmes à base de squalane (substance non grasse élaborée à partir de l’huile de foie de requins, notamment de requins profonds)

Lire l’étude « Le prix hideux de la beauté. Une enquête sur le marché de l’huile de foie de requin profond »

Pour en savoir plus sur les actions de BLOOM en faveur de la protection des requins

Partager :