Partager

LE REGALEC : RENCONTRE AVEC LE POISSON-ROI

Partager :

En ce début de XXIème siècle, on connaît mieux la surface de la lune que le fond des océans. Ses profondeurs abritent des créatures gigantesques qui ont inspiré des mythes et légendes tenaces. Cette année, la première rencontre filmée avec un calamar géant évoluant dans son environnement a été un grand évènement médiatique. Aujourd’hui, la technologie, la passion et l’expertise de quelques hommes nous permettent une nouvelle rencontre magique : celle du plus long poisson osseux du monde : le régalec (Regalecus glesne).

Capture d’écran 2013-06-07 à 17.53.39

A travers l’histoire, les marins l’ont surnommé le serpent de mer ou le roi des harengs, car il semblait que ce poisson guidait les bancs de harengs. De nombreuses mythologies sont associées à ce poisson, notamment par le symbole du « payanak », reine des serpents, en Asie. Les seuls spécimens que l’on a pu étudier ont été retrouvés échoués sur des plages aux quatre coins du monde. De nombreuses photos de marins alignés tenant le poisson dans leurs bras témoignent de ces découvertes. Mais depuis quelques années, des régalecs vivants ont pu être observés furtivement par des robots télécommandés (les « ROV », remotely operated vehicle).

Regalec

Malgré cela, on sait bien peu de choses de ce poisson et de son comportement. On sait qu’il vit en haute mer, entre 20 et 1000 mètres de profondeur, qu’il mesure jusqu’à 11 mètres, pèse plus de 200 kg et qu’il se nourrit principalement de krill (minuscules crevettes). Parmi ses propriétés les plus étonnantes, il nage aussi bien à la verticale qu’à l’horizontale. Fait unique dans le monde animal : alors que les lézards se mutilent quand ils sont attaqués, le Régalec peut volontairement se défaire de la partie terminale de son corps située après son anus !
Des questions se posent encore sur la bioluminescence de l’animal ou sa capacité à détecter les champs électro-magnétiques.
BLOOM et SAINT THOMAS PRODUCTIONS ont présenté le lundi 16 septembre une rencontre avec le régalec qui dépasse tout ce qui a été expérimenté et filmé par les hommes jusqu’à présent.

La rencontre spectaculaire filmée par les équipes de Saint Thomas Productions et mises à la disposition de BLOOM pour plaider la cause de la biodiversité marine profonde a été tournée dans la meilleure qualité d’images existant aujourd’hui : le « 5K », c’est-à-dire 30 fois la qualité HD.
Plus d’un an de tournage a été nécessaire pour que les plongeurs, menés par Jean-Charles Granjon, puissent observer le poisson à de nombreuses reprises et à diverses profondeurs. Ils ont dû multiplier les stratagèmes pour approcher le poisson et plonger avec des bouteilles jusqu’à 80m.

Capture d’écran 2013-06-07 à 11.23.52

Les marins du passé craignaient le monstre venu des profondeurs, les images exclusives de Saint Thomas Productions révèlent une créature majestueuse, inoffensive et symbole d’une biodiversité marine époustouflante, encore méconnue mais déjà menacée par les activités humaines.

Partager :