Partager

Communiqué : 39 ONG internationales demandent l’arrêt des extractions minières en haute mer

Partager :

9 juin 2017, New York, Siège des Nations Unies

Le lendemain de la Journée mondiale de l’océan, l’ONG Seas At Risk — soutenue par ses 34 membres ainsi que par BLOOM, Mission Blue, la Deep Sea Mining Campaign et Earthworks — va interpeller la communauté internationale à stopper les projets d’exploitation minière en eaux profondes lors de la Conférence des Nations Unies sur l’océan.
 
En séance plénière, Dr. Monica Verbeek, directrice de Seas At Risk, déclarera: « Les extractions minières en eaux profondes n’ont pas leur place dans un monde qui s’est engagé à un mode de consommation et de production durable dans le cadre de l’Agenda 2030. Si nous ne prenons pas le temps de réfléchir, nous risquons de gaspiller l’un de nos écosystèmes les plus précieux, dont le rôle dans la santé de notre planète est essentiel, simplement pour accomplir un rêve obsolète de croissance illimitée ».
 
L’exploitation minière en eaux profondes représente une grave menace pour la durabilité. Les écosystèmes marins profonds sont fragiles et vulnérables, et les impacts environnementaux de cette exploitation minière risquent d’être colossaux et irréversibles. Les bénéfices socio-économiques (s’ils existent) seront quant à eux de courte durée. D’énormes lacunes existent dans nos connaissances scientifiques et les nombreuses incertitudes appellent à adopter une approche extrêmement précautionneuse, en commençant par la recherche d’alternatives plus durables.
 
Les alternatives existent déjà. La clé réside dans la réduction de la demande de matières premières, notamment en améliorant la conception, le partage, la réutilisation, la réparation, le recyclage et le développement de nouveaux matériaux. Il est également crucial de changer nos modes de vie. Chaque année dans l’Union européenne, 100 millions de téléphones portables ne sont plus utilisés et seulement moins de 10% d’entre eux sont recyclés. Cela représente une quantité énorme d’or et autres métaux précieux. Ces chiffres indiquent l’énorme potentiel des politiques visant à accroître l’efficacité des ressources naturelles dans le monde entier.
 
En outre, un rapport de 2016 a remis en question l’idée selon laquelle il était nécessaire de développer l’exploitation minière en eaux profondes pour répondre aux besoins en minéraux des énergies renouvelables. L’analyse, conduite par l’Institute for Sustainable Futures de l’Université de Sydney, montrait qu’une transition complète vers les énergies renouvelables d’ici 2050 ne nécessitait pas de minerais extraits en eaux profondes.

BLOOM réagira en fin de journée, à l’heure de New York (si le « Call for Action » est adopté à ce moment-là), au processus diplomatique de la Conférence Océan. La déclaration de la délégation américaine est fortement attendue et appréhendée.

Pour plus d’infos :

La version complète de l’appel des 39 ONG est disponible ici.

Deux documents en anglais :

La vidéo Deep sea mining ? Leave my down below alone!

Le livret produit par Seas at Risk Deep sea mining ? stop and think!

Voici le lien permettant d’accéder à la vidéo du Dr Verbeeck une fois postée sur la chaîne des Nations Unies.

Contact :

Sara Tironi, responsable de la communication, Seas at Risk

Partager :